Dépêches de la dérive : revue de l'été
Étrange été. Beaucoup de changements.
Cet été, j'ai — un détail — pris ma retraite de l'informatique après vingt ans à La Presse, et une trentaine d'années en tout depuis mon tout premier site web en 1996. Cet été, j'ai choisi de me consacrer à écrire à temps plein.
À l'ordre du jour : terminer mon roman Sept à la dérive, clarifier mes stratégies préférées pour le faire connaître, et bien sûr, je pense déjà à la suite, et il y en a plusieurs. En fait, un nombre étourdissant d'idées tournoie devant mes yeux, assez pour m'empêcher de dormir. Les prochains romans et nouvelles, de nouvelles approches pour l'infolettre et le blogue, un possible balado... Ça tourbillonne, et je voudrais tout faire en même temps.
Sept à la dérive — À bord d'une cité de l'espace à la dérive depuis deux siècles, Anita, une passionnée de romans à mystère, se retrouve malgré elle à enquêter sur des morts suspectes alors qu'une rébellion gronde autour d'elle. Le roman est en révision avancée. Je me donne une année complète pour amener 7D au point de publication, et probablement une autre pour le lancer comme il faut.
En août, je m'étais dit que je commencerais doucement, que je réfléchirais à tout ça sans trop pousser.

J'en ai profité pour trier mes notes de projet. Tout un mois à relire, regrouper, comparer, éliminer, raccorder... Je suis passé au travers. Des centaines de notes traînaient dans le manuscrit, au début et à la fin des scènes, et dans la structure même du projet Scrivener. (Scrivener, c'est le logiciel que j'utilise pour contenir mon chaos et lui donner un sens.) J'avais aussi des sections entières de notes de brainstorming et de worldbuilding, de fiches relatives aux personnages, une longue succession de notes qui donnaient suite à mes nombreux appels avec Courtney Harrell, l'éditrice-coach avec qui je travaille depuis 2018.
Bref, des tonnes de documents, longs et courts. Je ne les ai pas comptés. J'ai pu en éliminer des tas, qui se répétaient, ou qui avaient perdu leur pertinence avec l'évolution du roman. Et surtout, j'ai tout séparé : le manuscrit d'un côté, seul dans son projet Scrivener bien à lui, libre de toute note; un autre projet Scrivener, volumineux lui aussi, pour les notes elles-mêmes, et un autre encore pour les inventaires thématiques qui m'ont bien servi depuis quelques mois, en apportant énormément de cohérence au récit.
Pour ce qui est de commencer doucement, on repassera. Mais je n'allais pas me contenter d'attendre et de passer tout le reste de l'été à imaginer ce que je ferais plus tard, éventuellement, un jour... Ça m'aurait paru un peu frustrant.
Bon. J'ai fait quelques pauses aussi, histoire de profiter de l'été.
Je me suis mis à la course. J'adore ça. J'ai même demandé conseil à des spécialistes pour commencer du bon pied. Je m'améliore chaque semaine.
J'ai donné une nouvelle vie à mon blogue et à mon infolettre. C'est reparti!
Pour mon infolettre, attendez-vous à deux envois par mois, généralement le premier et le troisième mardi du mois, d'ici la fin de l'année : Dépêches de la dérive, critiques, entrevues, etc. À réévaluer en janvier.
J'ai changé ma photo sur mon site et sur mes réseaux sociaux. Merci à Sarah Latulippe, photographe. Ça, et quelques menues améliorations à gauche et à droite.

J'ai découvert deux artistes extraordinaires, dont je vous ai parlé au début du mois : Melsa Montagne et Nathanaël Major. Ils valent le détour.
Et aujourd'hui, alors que j'aborde la révision des scènes du début du roman, cette fois avec l'immense bagage de ce long processus, tout est prêt ou presque, et je sais où trouver l'information dont je dispose, bien à jour, sur chaque élément ou partie du récit.
Je vais pouvoir donner son sens profond à tout ça. Ça va être beau!
Parmi toutes ces idées qui tourbillonnent, laquelle vous intéresse le plus? Dites-le-moi, je lis tout.
Je raconte tout ça dans mon infolettre, Notes d'écriture. Si vous avez envie de suivre la construction du livre, inscrivez-vous ci-dessous — vous repartez avec Berceau, une nouvelle gratuite.







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