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Une entrevue croisée!

23 avr. 2023
37 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 jours


D. L. Lewellyn, autrice de romance fantasy surnaturelle épique (illustration de D. L. Lewellyn)
D. L. Lewellyn, autrice de romance fantasy surnaturelle épique (illustration de D. L. Lewellyn)

Une conversation formidable avec D. L. Lewellyn, brillante autrice de romance fantasy surnaturelle épique!



L’autrice D. L. Lewellyn et moi avons fait connaissance sur les réseaux sociaux, en jasant, en creusant la vie d’écriture et en partageant nos parcours créatifs respectifs.


Notre conversation au long cours a abordé une foule de sujets, comme la perception de soi, le syndrome de la page blanche, planifier ou écrire à l’instinct, l’importance de terminer ses projets, se bâtir un lectorat… Nous avons parlé de nos processus d’écriture et échangé des renseignements sur nos histoires respectives. Nous nous sommes demandé où concentrer nos balbutiants efforts de marketing, comment trouver un bon lectorat bêta ou travailler avec une direction littéraire. Nous avons partagé une foule de ressources d’écriture et de marketing croisées en chemin. Nous avons parlé du courage de commencer avant que tout soit prêt. Nous avons réfléchi à la vitesse d’écriture, à la routine, à l’équilibre de vie, au télétravail…


Il avait d’abord été question d’échanger des entrevues de blogue, mais nous avons finalement choisi de partager nos réflexions de façon plus conversationnelle, plus libre… presque telles qu’elles se sont déroulées au fil de notre longue et riche série de courriels. Puis nous avons convenu de publier nos deux versions de la conversation en même temps, sur nos blogues respectifs.


AVANT-PREMIÈRE — LES COUVERTURES! Notre échange de courriels s’est étendu sur plusieurs semaines, pendant lesquelles Darci a créé de toutes nouvelles couvertures pour sa série à venir, The Starlight Chronicles. Aujourd’hui, nous les dévoilons publiquement pour la première fois.

Voici le résultat. Bonne lecture!






Pour commencer, pourquoi ne pas reprendre l’introduction que Darci a écrite pour cette même conversation sur son propre blogue?


Une entrevue croisée avec Nicolas Lemieux, auteur de space opera (illustration de D. L. Lewellyn)
(Illustration de D. L. Lewellyn)

D : L’auteur Nicolas Lemieux et moi nous sommes rencontrés sur Twitter. J’ai écrit un billet sur cet aspect génial de ce réseau parfois risqué, parce que je peux maintenant attester qu’il est possible d’y rencontrer des personnes bienveillantes, qui nous ressemblent, et qui finissent par devenir des camarades d’écriture, puis de véritables amitiés. Nicolas a été l’une de ces belles surprises. S’en est suivi un dialogue par courriel qui a duré plusieurs semaines, et je partage aujourd’hui cette conversation telle qu’elle s’est déroulée, presque dans son intégralité — c’était l’idée créative de Nicolas. Il publie la même chose sur son blogue, de son point de vue. Vous remarquerez, en glanant au passage d’excellents conseils, je l’espère, mon style plutôt bavard (pardon pour les longueurs!) en contraste avec le style approfondi de Nicolas, qui fournit des tonnes de ressources utiles (que j’ai mises en lien pour vous). Bonne lecture!



(Vous aimerez peut-être aussi la publication de notre conversation sur le site de Darci, en anglais.)




Une tasse à café jaune, une paire de lunettes et une petite pile de livres jaunes et rouges qui s’effrite reposent sur une table bleu pâle, devant un mur rose. (Illustration de D. L. Lewellyn)
(Illustration de D. L. Lewellyn)

Et maintenant, la conversation elle-même!



D


Je voulais te dire que j’ai vraiment aimé Berceau, et mon mari aussi. Je le lui ai lu à voix haute. Comment avancent tes livres? J’ai hâte de lire tes infolettres. Aimerais-tu qu’on planifie une entrevue sur mon blogue? J’ai une place libre en avril.




N


Merci beaucoup, Darci!


Je suis content que ton mari et toi ayez aimé Berceau. Des gens qui se lisent ma petite histoire à voix haute… ça me fait vraiment plaisir!


Une entrevue de blogue en avril, ce serait avec plaisir. J’en ai fait quelques-unes, et chaque fois, c’est à la fois un défi et l’occasion de creuser des questions et des sujets vraiment intéressants.


The Oscarsons, de D. L. Lewellyn

Est-ce que je t’ai dit que j’avais adoré ton histoire sur les Oscarsons? Elle m’a rappelé de beaux souvenirs! J’ai déjà eu un oscar (le poisson); un vrai goinfre! Il me suivait des yeux dès que j’entrais dans la pièce, essayait d’attirer mon attention, prêt à sauter hors de l’aquarium pour une pincée de viande crue. Il est même tombé par terre une fois, pauvre bête. Mais la mésaventure ne l’a pas calmé, oh non! Ça l’a juste rendu plus affamé.


Si l’envie te prend de plonger dans les profondeurs de ta psyché d’autrice pour répondre à quelques questions, je serais ravi de t’interviewer sur mon blogue aussi.




D


Ce serait génial d’échanger des entrevues! J’espère juste être à la hauteur et réussir à creuser assez profond pour tes questions. :)


J’essaie de retrouver le plaisir d’écrire des romans cette année. Je me suis un peu laissé happer par les soumissions de nouvelles (j’ai même un peu trop de défis prévus dans les deux prochains mois), pendant que les gros projets mijotent à feu doux.


Ursus Borealis, tome 1 : nouvelle édition en mai!
Ursus Borealis, tome 1 : nouvelle édition en mai!

L’automne dernier, j’ai pris la décision capitale de retirer de la vente mes deux romans, qui forment deux parties d’une série en trois volets. Ils se vendaient au compte-gouttes, et je n’arrêtais pas de les modifier pour suivre l’évolution de mon troisième livre, alors j’ai décidé d’arrêter d’essayer de les vendre et de me concentrer sur la fin de la série, peut-être même de tout reconditionner avec de nouvelles couvertures, puis de lancer une grosse campagne de marketing. C’est dur de ne plus les voir sur Amazon, mais libérateur à bien des égards. Je dois quand même les terminer cette année, alors la pression est là. En fait, j’ai presque fini le troisième livre, je suis juste un peu coincée et j’ai besoin de me décoincer. (Merci de me laisser radoter là-dessus :).)


Et merci beaucoup pour tes commentaires sur les Oscarsons! L’histoire n’a pas franchi les étapes du concours comme je l’espérais, mais j’étais sûre que quelqu’un se reconnaîtrait dans mon couple de poissons, pour peu qu’on connaisse les oscars. J’en élevais, alors je sais exactement ce que tu aimes chez eux. Ils mangeaient dans ma main. Mais ils devenaient tellement gros qu’avec le temps, je devais les échanger à l’animalerie et recommencer avec des petits. Je suis contente que ton petit bonhomme ait survécu à sa mésaventure :) Ce sont des poissons robustes!




N


Tes remarques m’ont donné des pistes pour d’autres questions. Ça te dérange si je te demande comment tu composes avec des choses comme le syndrome de la page blanche, le doute, et le manque d’envie de travailler sur certains projets, certains aspects d’un projet ou certaines histoires? Je pense que tout le monde qui écrit vit ça, et j’adore toujours lire le point de vue d’une autre personne qui écrit là-dessus…




D


C’est drôle que tu me demandes ça. Je viens d’apprendre sur les réseaux sociaux, par les personnes lauréates d’un concours, que je n’étais pas du nombre. Ç’aurait été plus agréable de l’apprendre officiellement, mais c’était un tout nouveau concours, alors je comprends. N’empêche. Coup de poing dans le ventre. Mon mari en a eu plein les oreilles, et je me suis sentie mieux. Ce n’est probablement pas la meilleure façon de gérer le rejet, surtout pour lui. LOL. Il est clairement embarqué dans ces montagnes russes avec moi depuis que j’ai commencé à écrire de la fiction, il y a deux ans et demi.


Drago Incendium, tome 2 : nouvelle édition en mai!
Drago Incendium, tome 2 : nouvelle édition en mai!

Mais en discuter et lui lire les histoires gagnantes, ça aide. Il en a enduré des bonnes et des mauvaises de cette façon. J’essaie de jeter un regard honnête, de comparer les styles et de voir où je pourrais m’améliorer. Mon mari m’aide beaucoup là-dessus, parce qu’il me tend le miroir, m’oblige à bien m’y regarder et me pose des questions pointues que je ne me poserais peut-être pas autrement. Une des histoires gagnantes m’a vraiment émue, et Jeff l’a aimée aussi, alors il m’a posé la question difficile : laquelle as-tu préférée, la sienne ou la tienne? J’ai dû admettre que celle du gagnant était plus viscérale que la mienne; elle nous plongeait en plein dans les scènes — la vue, l’odorat, le toucher —, si bien qu’on pouvait ressentir et vivre l’histoire autant que la parcourir. Des personnages captivants (bons ou méchants) auxquels je tenais. C’est ce à quoi j’aspire.


Bref, mon monde s’est remis d’aplomb, et je me console à l’idée que ce que je considère comme de la bonne écriture est radicalement différent de ce que tant d’autres en pensent. C’est pareil pour les films et la télé. Il y a tellement de cochonneries qui se retrouvent parmi les émissions les mieux cotées, et je ne comprends tout simplement pas. Par contre, donnez-moi une série comme Mercredi [Addams], et je suis conquise!


J’en suis presque à accepter que ce sera toujours comme ça, et je suis déterminée à persévérer pour trouver mon lectorat de niche. (Je déteste juste ces coups de poing surprises — parfois je me dis que je devrais laisser tomber les concours —, mais ils m’aident à grandir comme autrice, et comme personne, d’ailleurs.)



Cela dit (j’ai encore radoté), ça te donne peut-être une idée de la façon dont j’affronte les défis : je réagis, je fulmine, je peste contre le monde entier, puis je me remets de la décharge émotionnelle et j’en tire des leçons. Pour ce qui est du syndrome de la page blanche, je semble en souffrir quand j’arrive à la fin d’une histoire. J’écris à l’instinct, sans plan : j’adore m’asseoir au clavier avec une seule idée et laisser l’histoire se raconter d’elle-même, et les personnages émerger. Puis il m’arrive de m’arrêter au milieu pour élaborer un plan et préciser le propos du récit. Je peux écrire des centaines de mots de cette façon. Mais rendue à la fin, je pense que je me mets à douter que mon intrigue tienne la route et à tout remettre en question, ce qui me coupe net dans mon élan. Probablement parce que je n’ai pas un plan assez clair. Alors j’ai mis de côté quelques vidéos pratiques que je dois regarder, puis je vais devoir mieux planifier mes histoires, avec une feuille de route plus claire. J’aimerais bien savoir ce que tu fais avec les plans, les temps forts du récit (story beats) et les scènes. Quelle part de travail préparatoire fais-tu pour tes histoires?


Le coin d’écriture préféré de D. L. Lewellyn
Le coin d’écriture préféré de D. L. Lewellyn

Alors, même si j’ai terminé près de 800 pages de ma série, que je les ai publiées, puis dépubliées, ce n’était pas vraiment une fin, puisque la conclusion attend toujours, coincée dans le tome trois. Ça devient un gros problème. J’ai quatre autres romans commencés, de 50 000 mots en moyenne chacun, et ils attendent tous d’être terminés. Ce que je fais pour y remédier, c’est simplement de continuer à écrire, même s’il ne s’agit que de repasser sur des parties terminées, parce qu’en les retravaillant, d’autres idées pour ma fin prennent racine. Reste que quand j’aurai une première œuvre complètement terminée à mon actif, je saurai que j’ai enfin réussi comme autrice. Les vendre, c’est une tout autre série de soucis. Je suppose que c’est pour ça que j’adore écrire des nouvelles et participer à des concours : elles, je les termine!


Une dernière réflexion : je pense que tu t’y prends de la bonne façon en te bâtissant un lectorat, en lui donnant un aperçu de ce qui s’en vient avec ta nouvelle, si bien qu’au moment du lancement du roman, tu auras un marché tout trouvé. C’est une des raisons pour lesquelles je jongle avec l’idée de lancer une infolettre. C’est un bon modèle. En plus, je pense te l’avoir dit sur Twitter, mais la phrase d’accroche sous ta signature fait mouche.


Les réseaux sociaux, c’est trop difficile, comme me cogner la tête contre un mur. As-tu des idées pour le marketing?




N


Tant de sujets; continue de radoter, j’adore ça!


Quant à creuser en profondeur, je ne m’en ferais pas trop avec ça. J’ai l’intuition que les profondeurs se révèlent à leurs propres conditions, et que ça arrive la plupart du temps quand on ne force pas trop, quand on laisse juste les choses couler naturellement — comme ça semble venir facilement chez toi.


Ce qui m’amène à une nouvelle question. À propos de laisser l’écriture couler naturellement et en abondance… Considères-tu que ça fait partie de ton talent naturel, ou dois-tu le cultiver, l’entretenir? Écris-tu vite ou lentement? Vaut-il mieux rédiger le plus vite possible sans regarder en arrière, ou y aller à son rythme, corriger un peu et prendre le temps de humer les roses, laisser les idées mijoter et l’histoire prendre vie… au risque d’y mettre trop de temps?


The Artist's Way, Julia Cameron
The Artist's Way, Julia Cameron

Il y a quelques années, j’avais une belle routine : je faisais mes pages du matin chaque jour sans exception (comme le propose Julia Cameron dans The Artist’s Way : trois pages d’écriture en flux de conscience, sans pause, peu importe ce qui sort, à la première heure chaque jour). En plus de m’aider à attraper une tonne d’idées fugaces, à planifier un peu, à trouver de nouvelles avenues pour mes histoires et ma vie en général, et à évacuer bien des frustrations et amertumes… les pages du matin semblaient me donner une sorte de fluidité, une facilité à laisser venir les mots sans trop réfléchir.


Dernièrement, j’ai du mal à retrouver ce genre de routine, et mon écriture est peut-être devenue plus lente. Mais elle s’est aussi améliorée, je l’espère, à mesure que j’avance dans mon principal projet d’écriture, que je travaille avec ma conseillère littéraire, que je réécris, que je repense tout, que je me gratte la tête jusqu’au sang et que je recommence encore et encore. J’en perds le sommeil sans arrêt, mais je me dis de faire confiance au processus, et que j’y arriverai, un jour.


Je trouve aussi qu’il est plutôt utile de me rappeler de me concentrer sur le processus lui-même plutôt que sur le résultat final. Mais c’est difficile à faire.


Mon processus jusqu’ici :


- Faire un plan, peu importe ce qui sort, avec le peu que je sais sur l’écriture (presque rien quand j’ai commencé). Le voir comme une version zéro.


- Écrire un premier jet complètement poche, pour mes yeux seulement. « Poche », c’est le mot clé ici, l’attitude à adopter. Sinon, rien ne sort. Et aussi, essayer de ne pas trop corriger, voire pas du tout. (C’est théorique, et je n’ai jamais été capable de le faire, soit dit en passant, alors je finis par faire des compromis, mais j’avance quand même.) De voir tout ça comme une ronde d’entraînement aide aussi (pour vrai), et de me rappeler que personne d’autre que moi ne lira jamais ces mots débiles. Puisque ce jet n’est qu’« un test ».


- Constater que même avec beaucoup de planification et de plans, il reste une grande part d’improvisation. L’écriture exploratoire m’aide à découvrir de nouvelles notions et de nouvelles solutions. Parce qu’il n’y a pas de fin à tout ce à quoi je n’avais pas pensé, ou que j’avais oublié, ni aux nouvelles et meilleures idées qui surgissent tout le temps.


- Continuer de lire et d’apprendre. Beaucoup : livres sur l’écriture, blogues, balados…


- Restructurer. Refaire le plan.


- Réécrire. C’est encore une ronde d’entraînement, ou du moins, j’essaie de convaincre mon cerveau incrédule que c’en est une, et de cajoler l’impression que ce n’est encore qu’un test, sans pression. Parce que, disons-le franchement, c’en est fort probablement un…


Ou peut-être que non?


À ce stade, l’écriture devrait être bien meilleure, sinon presque parfaite, non? Après tant de lecture, d’apprentissage et de pratique… En plus, j’ai fait un peu de rayonnement, et j’ai maintenant une plateforme entre les mains, avec une communauté qui me suit, et quelques milliers de personnes abonnées à ma liste d’envoi… Alors, il est où, mon livre? Le monde attend, ça prend trop de temps!


D’accord. Alors je veux que ce soit la version finale.


- Me crisper. Vivre à fond de train le syndrome de la page blanche. Revenir aux pages du matin — mais maintenant, elles me pèsent. Changer d’emploi. Me sentir comme un imposteur. Ou peut-être que ce n’est pas juste une impression : dans le fond, là, je suis vraiment un imposteur. Flirter avec l’épuisement professionnel. Attraper la COVID-19 en 2022. Prendre une pause. Y revenir. Me dire que c’est une pratique, un test, pas une performance…


J’arrive à la fin de la deuxième version complète de Sept à la dérive. Ce ne sera pas la version finale, mais je pense que ce sera un bon tremplin pour y arriver sans tout avoir à réécrire. Avec du recul, ça ressemble plutôt à une quatrième version. C’est comme ça que je l’appelle depuis un boutte, parce que j’ai écrit le premier acte quatre fois, changé de genre, brassé des sections et des scènes, et fait de tout ça un gros fouillis, comme un grand casse-tête brisé. Brisé, mais quand même fascinant.


En fin de compte, c’est un processus merveilleux. Et j’aime les casse-têtes, alors je ne vais certainement pas me plaindre de celui-là!


Pendant les Fêtes, j’ai atteint la fin de l’acte 2, la partie centrale. Ça fait du bien d’en voir le bout, parce que c’est une bonne partie de l’histoire, la moitié de sa longueur. Alors j’ai recommencé à démêler l’acte 3, avec tous les changements, les nouvelles idées et les problèmes à régler qui ont surgi pendant que je faisais le reste.


Et maintenant, je m’y attaque. Le dénouement, le dernier quart de l’histoire. Oh yeah! C’est un endroit encourageant et excitant où se trouver.


Parlant de radoter!




D


C’était tellement génial! Ça me fait réaliser que je ne suis pas seule. J’ai vécu tellement de ce que tu décris. Merci de l’avoir exprimé si joliment! Et tes histoires ont l’air incroyables!


Tigris Vetus, tome 3 : prévente en mai!
Tigris Vetus, tome 3 : prévente en mai!

Je pense qu’on est partis de la même place dans notre parcours d’écriture, et qu’on démêle les choses un peu de la même manière, presque au même rythme, sauf qu’on a inversé certaines étapes. Par exemple, tu as bâti ton infolettre et ton lectorat d’abord, alors que moi, j’ai publié mes livres en premier, puis j’ai appris le marketing, les infolettres, et même, à mieux écrire! Je mets toujours la charrue devant les bœufs. Comme quand j’écris à l’instinct, je me lance tête première. J’en ai tiré de bonnes leçons, alors je ne me plains pas, je reviens juste un peu sur mes pas. J’ai au moins un recueil de mes nouvelles sur Amazon pour garder ma place.


Mais résultat, toi comme moi, on ressent la pression de terminer nos chefs-d’œuvre : toi, pour répondre aux attentes de ton lectorat, et moi, parce que je ne veux pas laisser ce trou béant, avec des livres déjà publiés et mis en marché qui traînent maintenant là, dépubliés.


J’ai fini par me sentir comme la pire des imposteures d’avoir publié mes livres avant qu’ils ne soient prêts (je n’en savais pas assez à l’époque pour m’en rendre compte), mais quelques personnes de mon entourage les avaient lus et m’avaient dit : « Pourquoi tu ne les publies pas? » Et dans ma totale ignorance, comme c’est si facile sur KDP [Kindle Direct Publishing], je l’ai fait. Des gens les ont lus et m’ont donné de bonnes critiques et des commentaires utiles, mais le troisième tome n’était pas terminé et mon écriture n’avait pas encore atteint sa maturité. Après y avoir apporté tant de changements en écrivant le troisième, je me suis dit que je ferais mieux de ne plus laisser circuler d’exemplaires tant que je n’aurais pas tout nettoyé. Puis je me suis laissée distraire par d’autres histoires qui demandaient à être écrites, puis par ce satané monde des concours de nouvelles. J’espère me concentrer sur la fin de ma série, et je veux publier au moins un de mes autres romans indépendants cette année. Mais lequel? Je les aime tous, et les personnages et les scènes sont tous dans ma tête, à vouloir sortir.


Mon autre énorme problème? Où concentrer mon marketing. Dans quelle niche de la fantasy mes livres s’inscrivent-ils? Il y en a tellement, et la plupart sont complètement saturées. C’est si facile de s’y perdre. Mes histoires intègrent beaucoup de genres différents. Je jongle avec l’idée soit d’écrire pour un public précis à chaque livre, soit de laisser mes histoires être ce qu’elles sont et trouver leur propre chemin. Après tout, c’est évidemment ce que j’ai envie d’écrire, et c’est là que se trouve le plaisir, non? Je pense que c’est une autre raison pour laquelle j’ai trouvé de la satisfaction à écrire des nouvelles. Je peux jouer avec les genres et voir où, si jamais, je pourrais m’installer. Même sur Vocal, les genres sont un vrai fourre-tout.


Un autre problème, c’est que j’ai tout fait par moi-même : aucun lectorat bêta (seulement mon entourage, que je supplie), aucune révision, ni de structure ni autre. J’ai même fait mes propres couvertures, qui semblent bien reçues, mais ouf! J’ai tout laissé flotter là-dehors, toute seule. Pas étonnant que j’aie ressenti le besoin de tout arrêter et de repenser les choses. Comment as-tu trouvé ta conseillère littéraire? Est-ce que ça aide d’avoir un regard professionnel, et est-ce que ça vaut la dépense?


Reedsy
Reedsy

Ensuite, il y a le temps nécessaire pour apprendre. J’ai tellement de mal à le dégager que je finis par me fier à de petites doses partout où je peux en trouver (Reedsy est un de mes sites préférés), mais surtout, je compte sur l’aide d’autres personnes qui écrivent, comme toi, et sur les commentaires que je reçois sur mes soumissions. Tu n’as pas idée à quel point j’apprécie cet échange. C’est ma façon d’apprendre préférée et la plus précieuse.


Quant à tes questions, je vais y réfléchir davantage et poursuivre la discussion plus tard. Mais pour l’instant : j’ai seulement commencé à écrire pendant la COVID (désolée que tu l’aies attrapée, d’ailleurs). Le premier été, j’ai lu 199 livres, puis 60 en 2021, et à ce moment-là, le besoin brûlant d’écrire mes propres histoires m’a consumée. J’ai l’impression qu’il s’est écoulé à la fois beaucoup et peu de temps depuis que je m’adonne à cette passion, mais je ne pourrais pas être plus heureuse d’avoir attrapé la piqûre. Je prends de l’âge, je suis près de la retraite de mon emploi au gouvernement (où j’écris d’une autre façon, alors j’avais au moins certaines aptitudes techniques), et le besoin de terminer mes histoires vient aussi de là. Alors je vais réfléchir davantage à tes questions, parce que je n’ai pas encore pris le temps d’y répondre pour moi-même. Peut-être que, sans le savoir, j’ai tout accumulé pendant tant d’années que je serai toujours capable de m’asseoir et d’écrire, mais ce n’est pas une réponse suffisante. Alors, la suite plus tard, c’est certain.






(Darci a eu l’idée d’insérer une image d’en-tête ici, parce que ce qui suit regorge d’excellentes ressources d’écriture!)

Ressources (illustration de D. L. Lewellyn)
(Illustration de D. L. Lewellyn)


N


Tant de choses à dire! Je n’en reviens pas de m’être demandé quoi écrire dans mon blogue et mon infolettre. Tout est là!


J’aimerais bientôt aborder l’univers de mon histoire sur mon blogue. La construction d’univers est l’une de mes plus grandes fascinations, et je pense que ça fait partie de mes manies et de ma façon de m’exprimer. Je considère l’univers du roman (ou de la série) comme un personnage majeur de l’histoire, et j’aimerais bien commencer à en révéler davantage bientôt. Probablement après avoir terminé la réécriture de cette version, je lui accorderai une autre grosse ronde d’attention. La ville s’appelle Sept. C’est un endroit merveilleux où vivre, le meilleur, comme dit le dicton, et qui donc a encore besoin du reste de l’humanité, dans le fond? C’est une immense ville spatiale, un ancien vaisseau stellaire, endommagé et dérivant après une bataille et un long voyage vers nulle part, qui se cache mais qui en tire le meilleur parti. Sept prend la forme d’un long empilement de cylindres rotatifs, appelés cylindres O’Neill. C’est un endroit formidable où vivre, mais certaines personnes, à contre-courant de la culture dominante et de l’Administration en place, croient encore que son principal propulseur MAHAL, il y a 200 ans, à l’époque de l’Éveil, aurait pu être réparé, ou du moins remplacé d’une façon ou d’une autre…


Everything is Figureoutable, Marie Forleo
Everything is Figureoutable, Marie Forleo

Mais toi, tu as commencé avant que tout soit prêt, et je trouve ça fantastique. J’ai lu un petit livre il y a quelques années, intitulé Everything is Figureoutable. L’autrice, Marie Forleo, conseille exactement ça : commencez avant que tout soit prêt. (Sinon, ce moment risque de ne jamais venir.) Alors bravo de l’avoir fait!


Couverture de You've Got a Book in You, d’Elizabeth Sims
You've Got a Book in You, Elizabeth Sims

Je pense que c’est aussi ce que j’ai fait, d’une certaine façon. Il y a quelques années, j’ai lu You’ve Got a Book in You, d’Elizabeth Sims. Des conseils simples et terre à terre. Prémisse : écrire un livre, c’est facile. Moi : peut-être bien que oui, peut-être bien que non, mais tant qu’on arrive à s’en convaincre, on peut le faire, et on n’a pas besoin d’attendre.


C’est comme ça que j’ai écrit ma première histoire, Les marées de Cath. À mi-chemin, j’ai réalisé que j’avais besoin d’en savoir plus sur l’écriture, comme la façon de structurer une histoire, par exemple, et aussi, peut-être, ce qu’est une scène, au juste — ce bidule dont j’entendais sans cesse parler. Je n’ai pas terminé Les marées de Cath (pas encore), mais j’en avais une bonne partie, qui errait d’un chapitre à l’autre en frayant son petit bonhomme de chemin à travers un million d’idées. Alors j’ai pris du recul, j’ai réalisé que ça pourrait être une trilogie plutôt qu’un roman autonome, j’ai fait des plans, puis j’ai réalisé qu’une autre histoire qui me trottait dans la tête pourrait en fait être la préquelle de Les marées de Cath, ou un fil narratif parallèle situé dans son lointain passé.


Alors, naturellement, il m’a semblé logique d’écrire la préquelle d’abord, puisqu’elle allait avoir beaucoup d’impact sur l’histoire principale. C’est ce que j’ai fait. La petite histoire préquelle s’est révélée plus grosse, évidemment. Un roman complet. Mais je l’ai écrite au complet, jusqu’à la fin.


Structuring Your Novel, K.M. Weiland
Structuring Your Novel, K. M. Weiland

Entre-temps, j’ai continué à lire. J’ai passé beaucoup de temps sur le blogue de K. M. Weiland, Helping Writers Become Authors. C’est incroyable. Et elle a aussi un balado fantastique (même titre), où elle lit le contenu de ses articles de blogue, alors on peut les absorber de la façon qui nous convient le mieux, et même deux fois si on veut, pour mieux comprendre. J’ai adoré sa série d’articles et d’épisodes sur la structure du roman; c’est génial.


The Story Grid, Shawn Coyne
The Story Grid, Shawn Coyne

J’ai donc fait ça un bout de temps, en reprenant les épisodes depuis le début jusqu’à être à jour. Puis je suis tombé sur The Story Grid. J’ai lu le livre, puis je me suis plongé dans le balado (même titre). Encore une fois, j’ai englouti trois ou quatre ans d’épisodes jusqu’à être à jour. Je les suis encore tous les deux, même si mon temps d’écoute de balados a fondu quand j’ai arrêté de faire la navette en 2020. Ces deux balados ont changé tant de choses pour moi!


Commencer avant que tout soit prêt : es-tu vraiment en train de me dire que tu as publié deux livres et travaillé sur un troisième, tout ça en l’espace de deux ou trois ans, pendant et depuis la pandémie? Je trouve ça incroyable! Peu importe que tu aies dépublié les livres; tu l’as fait, et c’est génial! Je te félicite pour le simple courage de l’avoir fait au départ.


Quant à moi, je sais maintenant que je n’écris pas vite (pas jusqu’ici). Est-ce que j’écris lentement? Je ne sais pas. Pour moi, amener ma première histoire de l’idée (ou de l’absence d’idée) jusqu’à un état publiable, c’est un long processus d’apprentissage, d’essais et d’erreurs, de recul et de retours en arrière, de recommencements, etc. J’aimerais que ça prenne moins de temps, et parfois je me demande si je ne devrais pas plutôt commencer un autre projet, ou me concentrer davantage sur les nouvelles; ce serait une excellente façon de profiter de boucles de rétroaction plus courtes. Mais j’ai été attiré par les histoires plus longues, et c’est ce que je voulais faire, alors je suppose que je n’y pouvais pas grand-chose.


Courtney Harrell, conseillère littéraire
Courtney Harrell, conseillère littéraire

D’ailleurs, c’est grâce à la communauté Story Grid que j’ai rencontré ma conseillère littéraire (developmental editor), Courtney Harrell. À l’été 2018, je me suis inscrit à un cours en ligne de 15 semaines appelé Level Up Your Craft, qui offrait l’option de travailler avec un membre de leur équipe de révision. Sur un coup de tête, je me suis inscrit à ça aussi (commencer avant que tout soit prêt!), puis j’ai parcouru la liste de leur équipe, sans savoir qui choisir. Puis Courtney est apparue dans un épisode du balado, et juste comme ça, j’ai su que je serais à l’aise et heureux de travailler avec elle. Et je l’ai été, alors on a continué après la fin du cours. Ça s’est avéré une merveilleuse collaboration. Jusqu’ici, c’est la seule personne dans l’univers à avoir lu mes versions de Sept à la dérive, à part les quelques extraits ou idées à l’état de semences que j’ai publiés sur mon site.


Courtney est enthousiaste et très encourageante. Chaque appel apporte un lot de nouvelles idées et de questions, des avenues à explorer, et même des solutions à des problèmes que je n’arrivais pas à résoudre. Évidemment, c’est loin d’être gratuit, mais quelque part en chemin, j’ai en quelque sorte décidé que le métier valait la peine qu’on y investisse. Je le vois maintenant comme une entreprise, même si je n’ai jamais gagné un sou avec, pas encore. Il y a des gens qui investissent une fortune dans leurs passe-temps; pourquoi ne pas en investir un peu dans ce que je veux voir devenir mon activité principale en vieillissant?


Parlant d’entreprise, ou de marketing… Je crois qu’il existe une façon simple et facile de commencer à bâtir notre plateforme littéraire, étape par étape, au rythme qui convient à chaque personne qui écrit.


Your First 1000 Copies, Tim Grahl
Your First 1000 Copies, Tim Grahl
The Story Grid Podcast
The Story Grid Podcast

Il existe une tonne de livres là-dessus, et je suis sûr que tu en as déjà lu plusieurs. J’ai fait confiance à Tim Grahl parce qu’il était le protagoniste du Story Grid Podcast et une sorte de héros pour moi, alors j’ai opté pour son petit livre Your First 1000 Copies, et j’ai écouté son balado Book Launch. Tout y est, et j’aime sa philosophie. Il la divise en trois parties : la permission, le contenu et le rayonnement. Il a sa propre définition du marketing : il s’agit de se révéler inlassablement utile et de bâtir des relations durables. Rien de plus.


C’est ce qu’on fait quand on fait grandir notre liste d’envoi et qu’on envoie de belles choses à nos personnes abonnées de temps en temps. Celles qui accrochent s’attendront à un livre tôt ou tard. On aide les gens quand on leur offre de la fiction qui enrichit leur vie. On aide les gens quand on met leur travail en valeur par des entrevues ou des billets invités, qu’on partage le peu qu’on sait, ou tout simplement nos difficultés et nos réussites, pour créer un lien et de l’empathie. C’est vraiment tout simple! Alors Tim Grahl conseille de commencer le plus tôt possible, même des années avant de sortir un livre… C’est exactement ce qu’il a fait dans le balado SG : il était l’auteur qui peinait et demandait conseil à l’éditeur d’expérience. Une combinaison magique.


Je me suis inscrit aux cours en ligne de Tim, Author Platform 101, How to Launch a Bestseller et Author Platform in a Weekend. Je ne les ai pas encore tous terminés. Ils sont très utiles, mais pas absolument nécessaires. L’essentiel de sa méthode se trouve dans le livre et le balado.


Quant à The Story Grid, c’est une histoire fascinante en soi. Tout a commencé avec le livre de Shawn Coyne, puis Tim Grahl a proposé l’idée du balado, et ça a explosé à partir de là. C’est devenu une université et une guilde regroupant une foule de gens de la révision et de l’écriture, et des publications. Ça a pris tellement d’ampleur, en fait, que je trouve ça un peu trop. À un moment donné, je préfère me concentrer sur le travail lui-même, et moins sur les cours, alors je m’en suis un peu éloigné. Mais je suis content d’avoir pu en tirer autant, et je ne dis pas que je ne m’inscrirai pas à d’autres cours plus tard.

Joanna Penn, The Creative Penn
Joanna Penn, The Creative Penn

Mais pour l’instant, je préfère me concentrer sur la fin de mon livre d’abord. Et puis, il existe une abondance d’autres ressources géniales, qui valent toutes la peine d’être explorées. En temps et lieu.


Oh, connais-tu le balado de Joanna Penn, The Creative Penn? D’excellents conseils de marketing!




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Je suis fascinée par l’univers de Sept, et je l’ai d’ailleurs imaginé en lisant « Berceau », un peu comme tu le décris. À en juger par la passion que tu y as mise et les couches de développement, je suis sûre que ce sera épique! As-tu d’autres nouvelles en tête comme avant-goûts? Je réalise après notre discussion que bien des gens qui écrivent ont probablement commencé en se lançant avant que tout soit prêt. Toute une aventure, hein?


Merci mille fois pour cette abondance d’information et de conseils!! Wow. J’ai visité le site de Courtney. C’est clairement sur ma liste de souhaits de consulter une conseillère/directrice littéraire comme elle. Mais mon budget est mince. Avec près de 900 pages dans cette série, la facture serait salée. Mais je suis tout à fait d’accord qu’investir dans mon écriture comme carrière en vaut la peine, alors j’envisage sérieusement ce genre de services… bientôt, un jour. Quand je dis que je veux reconditionner et republier une fois le tout terminé, c’est à ce genre d’aide que je pense, en plus de couvertures professionnelles… mais au moins les couvertures. Je vais peut-être aussi devoir choisir entre une révision linguistique et une direction littéraire, parce que je n’ai pas les moyens de me payer les deux.


Jusqu’ici, j’ai fait toute ma révision et mes illustrations moi-même, à l’aide d’outils en ligne comme la plateforme AutoCrit (j’en suis membre à vie et j’adore cette plateforme de révision). J’ai aussi fait de la rédaction et de la révision juridiques et administratives tout au long de mon autre carrière, alors beaucoup de formation et de pratique. Reste que c’est si facile de rater ses propres erreurs, et réviser de la fiction, c’est complètement différent.


AutoCrit
AutoCrit

AutoCrit compare ton écriture à celle d’autres plumes de ton genre, ou de plumes que tu choisis, et te donne des données pour t’aider à corriger tes points faibles ou simplement à peaufiner, comme l’abus d’adverbes, la voix passive, le rythme, etc. En ce moment, j’aime comparer la mienne à celle de Dean Koontz. :) Une énorme influence dans le style que je vise. D’autres plumes qui m’ont influencée : Michael Crichton, Robin Cook, John Grisham, et dans l’arène de la fantasy surnaturelle, Kresley Cole, Jeaniene Frost, Laura Thalassa et ma préférée entre toutes, Grace Draven. Je suis assez vieille pour avoir été influencée par beaucoup de plumes prolifiques de la romance à l’ancienne, et ça teinte une bonne partie de mon écriture.


Canva
Canva

Pour les couvertures et les visuels promotionnels, j’utilise les outils premium de Canva.


Je vais devoir dresser une liste de toutes les excellentes ressources que tu viens de partager et les intégrer à mon horaire. J’aimerais avoir plus à partager avec toi, mais vraiment, ma plus grande ressource, ç’a été l’énorme quantité de livres du genre surnaturel que j’ai dévorés au début de la pandémie, puis assimilés, avant de ressentir le besoin brûlant de les transformer à ma manière.


Le Fantasy Writers Toolshed de Richie Billing
Le Fantasy Writers Toolshed de Richie Billing

J’ai quand même une ressource gratuite à partager, le Fantasy Writers Toolshed de Richie Billing. (Pour la SF et la fantasy.) Il anime un excellent balado et fait des entrevues avec des auteurs et des autrices, etc. Mais surtout, il offre une foule de ressources gratuites dans son infolettre sur tout ce dont on a parlé. Je me suis jointe à son groupe Discord, et c’est de là qu’est née la Fantasy Sci Fi Writers Alliance, que tu peux découvrir sur mon site. On a lancé un club de lecture pour commenter mutuellement nos livres, un concours de nouvelles et d’autres activités et ressources communautaires. Reste que c’est tout un défi de suivre tout ça. Comme toi, j’aimerais bien me poser et juste écrire. Sinon, comment vais-je terminer ma série et mes autres projets en cours?





Mes publications et mes projets en cours


Mon premier et plus important projet d’écriture est The Starlight Chronicles, une série de romance surnaturelle :


Avant-première de la couverture d’Ursus Borealis, tome 1 de The Starlight Chronicles, par D. L. Lewellyn — nouvelle édition en mai!
Avant-première de la couverture d’Ursus Borealis, tome 1 de The Starlight Chronicles, par D. L. Lewellyn — nouvelle édition en mai!

Quand Selena Aires déploie ses ailes créatives et s’installe dans une petite ville des hautes montagnes de la Sierra Nevada, tout ce qu’elle espérait se met en place : le bungalow d’artiste parfait, de nouvelles amitiés stimulantes et des kilomètres de sentiers juste derrière chez elle. Mais peu après avoir trouvé sa place au vieux pub des pionniers, The Starlight, Selena découvre que sa nouvelle ville et sa population cachent des mystères sous leur surface. Pour obtenir des réponses, elle doit puiser plus profondément que jamais dans ses talents d’observatrice. Ce qu’elle voit change non seulement son monde à jamais, mais l’oblige aussi à affronter un destin incroyable, semé de choix déchirants et d’ennemis redoutables.


Heureusement, la petite artiste a quelque chose qui inspire une loyauté farouche et de solides alliances, dont deux hommes, autrefois rivaux, qui mettent leurs différends de côté quand elle fait appel à eux, et son propre guide mage, Zigan, qui, on l’apprend, l’a engagée sur cette voie quand elle était bébé et partage avec elle son rôle de jeune fille marquée par une ancienne prophétie.


Alors que Zigan et Selena croient avoir bien cerné son destin prophétique, les trois déesses lunaires d’Anurash révèlent un nouveau rebondissement, et Selena réalise qu’elle devra peut-être laisser derrière elle les êtres qui lui sont les plus chers et poursuivre seule.


Avant-première de la couverture de Drago Incendium, tome 2 de The Starlight Chronicles, par D. L. Lewellyn — nouvelle édition en mai!
Avant-première de la couverture de Drago Incendium, tome 2 de The Starlight Chronicles, par D. L. Lewellyn — nouvelle édition en mai!

Le tome 1, Ursus Borealis, et le tome 2, Drago Incendium, sont terminés. Le tome 3, Tigris Vetus, est presque terminé!



J’ai trois autres romans en chantier. N’grell est une SF dystopique. Toxic Friends Can be A Good Thing est une fantasy urbaine pour ados (YA) mettant en vedette deux personnages secondaires de The Starlight Chronicles. Raelyn est une adolescente sans abri qui se cache dans les rues (et sur les plages) de Long Beach, en Californie, après la disparition de ses parents. Elle se lie d’amitié avec un berger australien, Harley, et rencontre deux frères ninjas japonais (des métamorphes de ma série) qui font équipe avec elle et quelques autres personnages hétéroclites, pour retrouver ses parents. J’ai écrit une histoire dérivée pour un défi sur le thème du solstice d’hiver, A Leap Through the Elder Oak, une histoire de fantasy sur le père de Raelyn, le physicien Ray Jensen, et l’endroit où il se retrouve après sa disparition.


Mon troisième roman en chantier est une fantasy historique, The Spanish Maiden Who Dreamt of a Bear. On y retrouve les grands-parents de mon personnage masculin principal dans The Starlight Chronicles, Andras Johns. L’histoire se déroule en Alta California, en 1776. La première moitié raconte l’histoire d’Elara, qui quitte l’Espagne pour l’Amérique avec son père veuf, et comment ils se joignent à l’expédition de Juan Bautista de Anza, qui ouvre la route du Mexique à la Californie.




Avant-première de la couverture de Tigris Vetus, tome 3 de The Starlight Chronicles, par D. L. Lewellyn — prévente en mai!
Avant-première de la couverture de Tigris Vetus, tome 3 de The Starlight Chronicles, par D. L. Lewellyn — prévente en mai!

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D’abord, laisse-moi te dire à quel point je trouve ces visuels fantastiques! Brillant. Merci de me laisser partager les avant-premières de tes couvertures pour The Starlight Chronicles. Elles sont absolument magnifiques. Et ces titres inspirants, tellement cool! Je les adore. Ça me donne juste envie de lire The Starlight Chronicles tout de suite. J’ai hâte de les lire!


Quant aux ressources, la plateforme de révision AutoCrit a l’air formidable. Je vais certainement l’essayer, tout comme le Fantasy Writers Toolshed de Richie Billing. Ça a l’air génial, surtout que ça couvre aussi la SF.


J’ai utilisé Canva un petit peu; ça m’a aidé à créer rapidement une couverture pour ma scène Berceau, mais je n’ai pas encore plongé dans les outils premium plus sophistiqués. À voir tes couvertures, je devine qu’ils sont excellents, parce que tu as fait un travail incroyable! Tes couvertures sont tout à fait professionnelles, à mon avis.


C’est vrai qu’engager une conseillère/directrice littéraire pour un manuscrit de 900 pages va coûter cher! Mais je te fais confiance pour savoir si tu en as besoin ou non. Un lectorat bêta serait peut-être une avenue plus pratique. Par contre, je ne sais pas trop comment en trouver un, ni comment travailler avec. J’ai lu un article intéressant là-dessus, de K. M. Weiland, mais je n’arrive pas à le retrouver. Je pense que c’était peut-être celui-ci. Mais celui-là est bon aussi. (Il y en a toute une série, en anglais!)


Je ne sais toujours pas si je vais payer pour une révision linguistique et une correction d’épreuves. Je soupçonne que je vais devoir le faire!


Je n’ai pas d’autres nouvelles à mon actif, mais j’ai quelques idées qui pourraient graviter autour de l’univers de Sept à la dérive. J’envisage de prendre une pause du roman à un moment donné pour essayer d’en pondre une ou deux. Peut-être entre cette version-ci et la suivante.


Tellement de choses à faire, tellement de choses à apprendre, et tellement de choses à considérer! J’adore tout ça, soit dit en passant, et je sais que je ne peux faire qu’une chose à la fois… alors c’est ce que je fais.




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C’est tellement excitant que tu partages tes projets en cours et tes plans, parce que la façon dont tout ça prend forme, le processus, le parcours, c’est pour ça qu’on est ici aujourd’hui. Merci! Et j’ai hâte de voir comment tout ça évolue pour toi.

Cette semaine, j’ai été tellement occupée au travail que je n’ai même pas eu le temps de souhaiter être en train d’écrire, ce qui est une bonne chose, en fait. Ça me hante souvent, au point de me réveiller parfois au milieu de la nuit, angoissée à l’idée de manquer de temps pour raconter toutes mes histoires (et les faire connaître). Je pense que c’est une conséquence d’avoir commencé à écrire dans la cinquantaine. Mais je ne veux pas précipiter les années juste pour prendre ma retraite et avoir plus de temps pour écrire, même si, dans les faits, c’est un peu ce que je fais. Ce que je dois faire maintenant, c’est trouver comment tout équilibrer pour être satisfaite de mes progrès. C’est une question que je pose souvent dans mes entrevues. J’adore découvrir comment les gens concilient gagne-pain et temps consacré à leur passion. J’ai deux excellentes entrevues prévues ce mois-ci. Deux membres de mon alliance d’écriture ont vraiment réfléchi aux questions et donné des réponses détaillées. J’espère attirer un bon achalandage sur mon blogue pour leur rendre justice. La première paraît demain. Je publie le dimanche. [Voir ma Gallery of Guests 2022 pour les conversations de janvier avec Madeline Davis et Isa Ottoni.]

Même me rendre au travail a été tout un défi avec cet hiver de fous. Heureusement, depuis la COVID, je suis équipée pour le télétravail et je peux en profiter. Mon horaire régulier, c’est quatre jours de 10 heures, dont le jeudi en télétravail, alors c’est génial de pouvoir être à la maison quatre jours sur sept. Avec la météo (j’habite sur un terrain de deux acres en milieu rural, où il en faut beaucoup pour déneiger et sortir), j’ai la flexibilité de rester à la maison davantage au besoin. On reçoit de la grosse pluie mêlée de neige en ce moment, et ce n’est même pas la pire. Une autre rivière atmosphérique doit nous tomber dessus lundi. On a hâte au printemps. Sans parler de quitter le nord du Nevada l’hiver, peut-être pour de bon après ma retraite, dans un an et demi. Un dernier hiver à passer. Tant de raisons de compter les jours… [Mise à jour : j’ai pris une retraite anticipée! Mon rêve d’écrire à temps plein est devenu réalité!]

Un bol rempli de petits coussins brodés au point de croix, aux motifs de jardin, d’oiseau et « Be kind always »

J’ai réfléchi davantage à la question de savoir si je suis le genre de personne qui aime laisser les mots couler chaque fois que je m’assois pour écrire. Je n’y avais jamais réfléchi en profondeur, à part pour reconnaître que j’écris effectivement à l’instinct. Et pendant que je tape ces lignes et que les mots coulent tout seuls (autrement dit, que je radote), je réalise que ç’a toujours été mon style, même avant que je commence à écrire de la fiction. J’en ai déjà parlé un peu quand je me suis décrite comme quelqu’un qui écrit à l’instinct. J’ai abordé toutes mes démarches créatives de cette façon au fil des ans. On peut sans doute appeler ça un manque de patience, parce que je préfère « faire » plutôt qu’« apprendre ». Au fil des ans, je me suis surtout adonnée aux arts textiles, aux techniques mixtes et au Zentangle, et j’adore suivre des cours. Mais même en plein cours, je finis par tricher et devancer l’enseignement. Je me suis engagée sur la mauvaise voie dans un projet et j’ai exaspéré bien des profs de cette façon. LOL


Un bureau de bricolage douillet sous une lampe, avec des pots de crayons et un carnet d’art coloré ouvert

Alors, quand j’écris, je veux juste plonger et laisser les choses se développer, les personnages compris. Dans mes réflexions sur mon blogue, je raconte que mes personnages ont été semés dans mon cerveau par des extraterrestres, et je les appelle mes Pod People. J’ai toujours tout fait de façon intuitive, et c’est comme ça que mes personnages voient le jour, presque comme s’ils vivaient dans ma tête bien avant que je commence à écrire.


Tu peux voir certaines de mes obsessions dans About Me, que j’aime partager parce que je sais que tant de gens ont tout essayé, comme moi. Mon message : c’est génial!




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L’équilibre de vie, c’est tellement insaisissable! C’est difficile d’y voir clair, et encore plus, d’avoir une réponse définitive là-dessus. Je me bats constamment avec ça, je m’adapte, je joue avec ça, j’apprends en chemin.


J’avais une super routine, du moins une qui fonctionnait bien pour moi.


Avant la pandémie, on avait au travail ce qu’on appelait les « mercredis pyjama ». C’était une occasion de travailler de la maison. L’idée, c’était que les gens qui choisissaient d’aller quand même au bureau ces jours-là portaient leur pyjama et partageaient des photos. Je ne suis pas trop porté sur les partys, mais j’ai entrevu quelques photos assez divertissantes de partys pyjama au bureau. La mode a fini par passer, mais l’option de travailler de la maison de temps en temps est restée, et avec le temps, le jour importait peu. C’était quelques années avant 2020.


Avec la COVID, les choses se sont inversées, et le télétravail est devenu la norme. Ce n’était pas nouveau pour moi, mais de le faire tous les jours, par contre, oui. Je trouvais ça génial, et je le pense encore, mais au passage, j’ai perdu quelques petites choses, comme le temps de transport. Environ deux heures par jour passées en autobus ou dans le métro de Montréal. Je ne tenais pas tant que ça aux déplacements, mais ce qui me manque vraiment, c’est le temps d’écoute. J’ai pris du retard sur tous les excellents balados d’écriture que je suivais. J’ai même pris du retard sur mes appels avec ma conseillère littéraire dernièrement. J’essaie de compenser avec des marches quotidiennes, et c’est une excellente idée aussi, mais il me manque quand même mes deux heures d’écoute quotidiennes. Mais c’est un détail, pas grand-chose, sans grand impact sur ma vie non plus. Et puis, ça veut dire que j’ai maintenant deux heures de plus pour faire autre chose, non? Alors de quoi je me plains?


Reste que ma formidable routine d’écriture surhumaine… est un peu partie en fumée en 2020, et depuis, j’ai du mal à garder le même débit d’idées. Écrire de la maison chaque jour aurait dû me donner plus de temps, non? Mais je ne sais pas trop pourquoi, on dirait que je me suis retrouvé avec moins. Je ne sais toujours pas comment l’expliquer, mais je veux bien essayer : avant, j’écrivais une heure le matin, la plupart des jours avant de partir au travail, puis environ une autre heure le midi, et au moins deux fois par semaine, j’écrivais encore quelques heures le soir. Avec en plus de belles longues séances d’écriture les matins de fin de semaine, habituellement trois à cinq heures d’affilée. Et je prenais souvent congé de mon emploi pour écrire davantage; la plupart des semaines, en fait. Bref, j’arrivais à cumuler de 10 à 20 heures d’écriture par semaine, plus ou moins.


Ces temps-ci, c’est beaucoup moins. J’écris quelques heures et je suis épuisé. Toujours en train de s’adapter, hein? Alors, est-ce mon énergie qui a baissé, ou mon endurance, ou est-ce l’anxiété générale qui règne dans le monde qui m’atteint, ou un manque général de stimulation causé par le fait de ne pas sortir assez souvent ou assez longtemps, et de ne voir les gens que virtuellement? Ce que je trouve difficile, c’est d’être toujours au même endroit. Mon coin d’écriture, mon salon, mon bureau à la maison et mon vrai lieu de travail… c’est maintenant pas mal tout pareil.


Mais je peux travailler et écrire debout ou assis. Et je peux m’installer dans la vieille chaise berçante près de la fenêtre qui donne sur la ruelle enneigée, divertissante, animée par les chats et les écureuils. Je peux me servir de petits rituels pour passer d’une situation à l’autre, comme aller marcher, m’entraîner ou même faire une sieste. Mais certains jours, j’ai quand même l’impression que mon cerveau a vieilli de dix ans au cours des trois dernières années et qu’il a perdu une bonne partie de ses capacités.


J’imagine qu’à la fin de toutes choses*, ce qui compte vraiment, c’est de garder la tête sur les épaules, de continuer à profiter de la vie et de trouver de la satisfaction à voir nos projets avancer, vite ou lentement. (* Désolé, je n’ai pas pu m’empêcher de citer Le Seigneur des anneaux ici.)


En fait, je suis plutôt fébrile. Je suis en train de réécrire la dernière partie de mon roman. C’est quelque chose, après tous ces mois de révision et de remise en question, à me démener pour donner un sens à ce gros casse-tête tentaculaire! J’espère le terminer cette année. Ce livre sera tellement bon! À moins qu’il finisse par être complètement nul… Mais c’est sans doute mon démon intérieur qui parle ici : le doute. Quoi qu’il en soit, la seule chose dont je veux me soucier maintenant, c’est de me perdre dans le processus, d’y prendre plaisir et de voir l’histoire évoluer à mesure qu’elle se déroule, jusqu’à la fin.


Ce projet-ci demande beaucoup de planification, et énormément d’écriture à l’instinct aussi. Je pense que, de nature, j’écris à l’instinct, et je m’ennuie souvent du bon vieux temps où j’écrivais juste pour voir où une histoire et ses personnages m’entraîneraient. Mais d’un autre côté, je planifie aussi. Je n’ai pas le choix, parce que ce gros fouillis a besoin de a whole lotta love (c’est plus fort que moi).




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C’est tellement intéressant de voir comment d’autres personnes qui écrivent combinent différentes techniques selon l’étape où elles en sont, ou le passage du temps. J’ai adoré lire comment tu passes à ce qui fonctionne pour toi selon la situation. Ça me confirme que je ne suis pas seule. Et wow! Tout le monde a besoin de ces journées pyjama!


Je voulais te dire que j’ai publié les annonces pour mes invités d’avril. J’attendais juste les infos de mon autre invité parce que je voulais vous présenter ensemble. La SF et la fantasy, c’est un peu le thème qui se dessine. J’ai tellement hâte!


Mon autre invité d’avril, Dustin Frueh, était si emballé par l’annonce et à l’idée d’être reçu en même temps que toi qu’il l’a publiée sur son Instagram après avoir visité ton site. Je m’amuse beaucoup à jumeler les personnes que je reçois quand je sens qu’elles ont des points en commun et qu’un thème central se dégage. Dans ce cas-ci, un amour du space opera, entre SF et fantasy. Ça ajoute beaucoup aux promos et suscite de l’intérêt pour les billets finaux.


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Tellement excitant! J’ai hâte! C’est toujours génial de faire la connaissance d’autres collègues de plume. Je suis en contact direct avec Dustin maintenant. Merci pour la présentation!




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Song of the Siren, anthologie publiée par Dragon Soul Press, et Priss Starwillow & the Wolf, de D. L. Lewellyn
Song of the Siren, anthologie publiée par Dragon Soul Press, et Priss Starwillow & the Wolf, de D. L. Lewellyn

Devine quoi? J’ai réussi à faire accepter une histoire par une maison d’édition d’anthologies, Dragon Soul Press! J’ai retiré l’histoire de selkie de Vocal (et quelques autres que je veux soumettre ailleurs) et je l’ai développée en une nouvelle beaucoup plus étoffée, et il se trouve qu’elle convenait bien à Song of the Siren. Un bon coup de pouce contre mon syndrome de l’imposteur. Elle est en prévente et paraît en mai.

J’ai d’autres histoires en chantier pour d’autres anthologies prévues cette année.

J’ai écrit une nouvelle sur deux autres personnages clés de The Starlight Chronicles pour un concours organisé par AutoCrit en juin 2022. Je suis tombée des nues quand elle a été choisie parmi les dix gagnantes, sur plusieurs centaines. J’ai publié Priss Starwillow & the Wolf avec un recueil d’autres nouvelles, offert en livre numérique et en format papier.


A Pineapple Ride to Anywhere, D. L. Lewellyn (illustration de D. L. Lewellyn)
A Pineapple Ride to Anywhere, D. L. Lewellyn (illustration de D. L. Lewellyn)

J’ai aussi participé à un autre concours Writing Battle, qui a commencé en février et qui vient de se terminer. Je me suis rendue à mi-chemin des duels avant d’être éliminée au troisième tour. Déçue, mais la compétition est féroce. C’est vraiment difficile de surpasser ses pairs, et c’est un peu le but de ces concours! J’ai reçu les commentaires de dix pairs du jury, et ils étaient assez cohérents pour vraiment cibler ce qu’il fallait retravailler dans l’histoire. Le cinquième tour, c’est l’évaluation par un jury professionnel. Alors, beaucoup de bonnes leçons et de commentaires de la part du lectorat, et c’est ce public-là qu’on doit impressionner, non?


Je devais utiliser les contraintes : monde perdu (genre), ananas et gardien de zoo. Le commentaire récurrent, c’est que la fin avait l’air ajoutée après coup, ce que j’admets. L’histoire aurait dû rester confinée à l’ananas; j’aurais pu en faire le décor du monde perdu et l’étoffer davantage. Le lectorat voulait vraiment en savoir plus sur la vie à bord d’un ananas flottant. Maintenant, je le sais, et j’aurai du plaisir à la retravailler. Mais je trouve quand même que c’est une histoire amusante, et elle a été vraiment amusante à écrire. Jetez-y un œil (en anglais)…




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Bravo! Tellement excitant, et tellement impressionnant! Félicitations pour la publication de ton histoire de selkie chez Dragon Soul Press! Félicitations aussi pour le concours Writing Battle!




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Merci, Nicolas! C’était tellement agréable. J’apprécie vraiment que tu aies braqué le projecteur sur moi à ton tour dans cette entrevue croisée. Quel super concept, et tellement amusant. Ça illustre bien les liens extraordinaires qui se créent quand on sort et qu’on partage avec la communauté de l’écriture.




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Merci beaucoup, Darci, d’avoir partagé tout ça avec autant de spontanéité et de générosité! Ç’a été très amusant pour moi aussi, et très stimulant pour la réflexion.


Je dois dire que c’était super divertissant et fascinant (et excitant aussi!) d’explorer avec toi ce format d’entrevue différent, de laisser les idées circuler librement et la conversation aller où elle voulait, sans trop la diriger. Au bout du compte, on a obtenu beaucoup de matériel d’entrevue unique, auquel on n’aurait probablement pas pensé dans un format questions-réponses plus classique.


C’était merveilleux de revisiter le processus d’écriture sous de nombreux angles, de plonger de plus en plus profondément et de comparer nos notes avec une toute nouvelle et fantastique camarade d’écriture.


J’ai tellement hâte de lire d’autres de tes histoires extraordinaires!






Ajouts de dernière minute



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Les choses changent si vite dans le monde de l’écriture. Quelque chose m’a poussée à prendre la décision de relancer mes livres et de m’engager à une prévente pour le tome trois en septembre! Je suis fébrile et nerveuse d’avoir une échéance ferme. Je travaille d’arrache-pied sur les tomes un et deux pour pouvoir les remettre en ligne!


J’ai choisi septembre parce que j’écris aussi une histoire dérivée en vue d’une éventuelle soumission à Dragon Soul Press, et cette histoire paraîtrait à la fin septembre; ce serait donc logique de relancer la série juste avant, puisque l’histoire dérivée commence à la fin du tome trois. Reste que l’idée d’une échéance ferme… Ça fait peur!




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Wow, c’est incroyable! Ça veut dire que tu vas avoir un printemps et un été très occupés, alors! (Et un automne aussi, j’en suis sûr.) Moi, je vais essayer de suivre le rythme en terminant mon propre roman, Sept à la dérive. J’ai calculé que je devrais atteindre la fin de ma version actuelle quelque part en juin, si tout va bien. Après ça, il restera encore une tonne de travail sur l’histoire, mais au moins j’aurai une version de travail solide sur laquelle bâtir et que je pourrai peaufiner. J’apprends de ton exemple; je suis impressionné par la facilité avec laquelle tu travailles sur plusieurs projets à la fois, tout en créant de magnifiques illustrations. Tiens-moi au courant!




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J’espère republier les tomes un et deux cette semaine. Le premier est terminé, c’est sûr. Je travaille à la réécriture du deuxième. Puis ma prévente pour le troisième sera en septembre. J’espère commencer la promotion pour de bon en mai.




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Tu es littéralement en feu. J’ai du mal à suivre!






D. L. Lewellyn, autrice de romance fantasy surnaturelle épique (illustration de D. L. Lewellyn)
D. L. Lewellyn, autrice de romance fantasy surnaturelle épique (illustration de D. L. Lewellyn)

D. L. Lewellyn — biographie


Quand Darci n’explore pas le monde à travers ses personnages, elle profite de la vie avec son mari et ses compagnons canins sur un terrain de deux acres, dans une vallée de désert d’altitude sur le versant est de la Sierra Nevada. Cette contrée magnifique et diversifiée est l’inspiration de sa série de romance fantasy surnaturelle épique, The Starlight Chronicles.


Darci a récemment pris sa retraite du gouvernement de l’État, où elle était parajuriste, et elle espère maintenant voyager, ayant jusqu’ici assouvi sa soif de voyages par des séjours approfondis en Australie, au Japon, en Grande-Bretagne et dans certaines régions d’Europe. Pour équilibrer sa vie entre l’écriture de romans, les soumissions de nouvelles et la production d’entrevues de blogue sur bydllewellyn.com, elle explore toutes sortes d’arts et d’artisanat méditatifs dans son minuscule atelier rempli à craquer de choses colorées.



Aperçu de The Starlight Chronicles Visitez le site Web de D. L. Lewellyn…

Ou explorez son Linktree!









The Starlight Chronicles, de D. L. Lewellyn




AVANT-PREMIÈRE — LES COUVERTURES Notre échange de courriels s’est étendu sur plusieurs semaines, pendant lesquelles Darci a créé de toutes nouvelles couvertures pour sa série à venir, The Starlight Chronicles. En publiant cette conversation, nous venons de les dévoiler publiquement pour la première fois! Alors voici encore une fois, cette fois en 3D, les avant-premières des couvertures d’Ursus Borealis, de Drago Incendium et de Tigris Vetus, respectivement les tomes un, deux et trois de la série à venir de D. L. Lewellyn, The Starlight Chronicles :


Avant-première de la couverture de Tigris Vetus, tome 3 de The Starlight Chronicles, par D. L. Lewellyn
Avant-première de la couverture d’Ursus Borealis, tome 1 de The Starlight Chronicles, par D. L. Lewellyn
Avant-première de la couverture de Drago Incendium, tome 2 de The Starlight Chronicles, par D. L. Lewellyn








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