Cinq choses que j’ignorais
en lançant mon site web
Quand j’ai lancé mon site et mon infolettre, je m’attendais à crier dans le vide. Écrire, publier, espérer que quelqu’un, quelque part, lise. Ce n’est pas du tout ce qui est arrivé. Ce qui est arrivé, ce sont des conversations : avec d’autres auteurs et autrices, qui m’ont posé des questions, et à qui j’ai pu en poser à mon tour.
J’ai raconté cette histoire en cinq petites publications sur les réseaux sociaux. Les voici réunies, avec un peu plus de place pour respirer.

1. Je m’attendais au silence
Au lieu du silence, j’ai rencontré des auteurs et des autrices formidables, qui m’ont interviewé et qui m’ont laissé les interviewer à mon tour. Je ne l’avais pas vu venir.
2. Tout a commencé par un échange
Au printemps 2021, je proposais des échanges d’infolettres à d’autres auteurs et autrices. L’autrice de fantasy Suzanna J. Linton (qui signe maintenant S. L. Linton) m’a proposé mieux : une entrevue d’auteur. En juillet, ma toute première entrevue partait chez ses lecteurs et lectrices. J’en ai profité pour mener ma toute première entrevue, moi aussi : je lui ai posé mes questions et j’ai partagé ses réponses dans mon infolettre et sur mon blogue (Ma première entrevue d’auteur).
C’est ce numéro-là que W. D. Kilpack III, auteur de la série New Blood, a lu. Sa réponse : « Si tu cherches un autre sujet d’entrevue, n’hésite pas à me contacter! » Je lui ai proposé un échange. Il préparait déjà ses questions… trente-six! (Réponse aux chevaliers de Ril)

Ce que je sais maintenant : je n’avais pas besoin d’avoir l’idée. Il suffisait de dire oui, même quand ça bousculait ma zone de confort.
3. Puis, une nouvelle idée
En 2023, l’autrice de romance fantasy D. L. Lewellyn (Darci), rencontrée sur Twitter, m’a offert une entrevue pour son blogue. Avant même d’y arriver, on s’écrivait déjà… pendant des semaines : syndrome de la page blanche, plan ou improvisation, bêta-lecteurs, marketing, le courage de commencer avant d’être prêt.
Alors j’ai proposé autre chose : plutôt qu’un questionnaire, pourquoi ne pas publier la conversation elle-même, presque telle quelle? Darci a eu l’idée d’en faire deux versions, une sur chaque blogue, publiées le même jour. Une entrevue croisée! était née.
Ça a si bien marché que c’est devenu un rituel annuel : on a recommencé en 2024 (en quatre parties!), puis en décembre dernier. Et on prépare déjà la prochaine.

Ce que je sais maintenant : le format n’a pas besoin d’être le format habituel. Une bonne conversation, c’est du super contenu.
4. Puis, les invitations
En novembre 2021, Lynda J. Williams, autrice de l’Okal Rel Saga, m’a invité à son balado, RelSkim Chat. D’autres ont suivi : des entrevues vidéo avec Colton Iverson à Narrative Ink, J. V. Hilliard à The Realm et Massimo Parlermo à MPP Power Hour, puis des entrevues écrites pour le blogue Speculative Fiction Showcase et pour Free Book Friday, chez Leon Stevens. Déjà six invitations : balado, vidéo, écrit.
Sept à la dérive n’était pas encore paru. Il ne l’est toujours pas. On m’a invité quand même, comme auteur en devenir.
Ce que je sais maintenant : pas besoin d’un livre terminé pour avoir quelque chose à dire. Votre processus, vos doutes, le monde que vous bâtissez : c’est déjà une conversation. (Elles sont toutes rassemblées ici : Conversations avec d’autres auteurs.)

5. Et moi aussi, j’ai pu poser des questions
Après Suzanna et Bill, j’ai continué. Je découvrais un auteur ou une autrice en ligne, j’explorais son univers, on échangeait, et les questions s’accumulaient. Parfois, c’est moi qui proposais l’entrevue; parfois, l’invitation venait de l’autre côté. Depuis 2021, j’ai interviewé seize auteurs et autrices pour mon blogue et mon infolettre (jusqu’ici) : fantasy, science-fiction, thrillers, romance, satire.
Merci à J. V. Hilliard, Lynda J. Williams, Larry Yoke, V. R. Friesen, Henya Drescher, Dan Gallagher, Rita Carla Francesca Monticelli, Seth Halleway, S. Z. Attwell, Eric Lard, John Calia, Maya Bairey, Leon Stevens, D. C. Greschner, et bien sûr à Suzanna J. Linton et W. D. Kilpack III. (Toutes les entrevues : Entrevues d’auteur(e)s.)

Ce que je sais maintenant : pas besoin d’être journaliste. La curiosité suffisait.
Un vide déjà rempli
Au début, je m’attendais à crier dans le vide. Mais en fait, ce vide était déjà rempli d’écrivains et d’écrivaines. Si vous avez commencé quelque chose (un blogue, un balado, un premier roman), c’est peut-être ce que je souhaiterais vous dire : quelqu’un, quelque part, a envie de vous répondre.
Et vous, qu’avez-vous commencé qui a pris un tournant inattendu?
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