top of page

Secrets d’écriture, quêtes et inspiration

  • Photo du rédacteur: Nicolas Lemieux
    Nicolas Lemieux
  • 26 déc. 2025
  • 29 min de lecture

Dernière mise à jour : 28 déc. 2025

Plongée avec D.L. Lewellyn et Nicolas Lemieux



Voici revenu le temps de mon rendez-vous annuel avec ma formidable amie autrice, D. L. Lewellyn. Cette fois-ci, nous en profitons de revenir sur l'année écoulée. J’adore les trouvailles que ce petit rituel nous amène à faire, et je tenais à en traduire le résultat en français.



A Two-Way Interview With Fantasy Romance Author D.L. Lewellyn


NL: Bienvenue à nouveau sur notre double plateforme, Darci. Commençons par les présentations, puis par un bref retour sur les moments forts de notre année d’écriture.


Faisons d'abord connaissance avec les auteurs


D. L. Lewellyn


Covertures des romans Ursus Borealis, Drago Incendium et Tigris Vetus, par D.L. Lewellyn. Extrait de The Starlight Chronicles Trilogy: "Two alphas tug at my heartstrings, offering separate paths in a prophetic journey - way more than any artist should have to deal with. But fate jerks me around again when a tiger beckons me to his lair." - Selena Aires

La passion inattendue de D.L. pour l'écriture s'est enflammée en 2020, après un été de lecture assidue, favorisée par le confinement, dans son genre préféré : la romance paranormale. En plus de sa série autoéditée, The Starlight Chronicles, ses histoires ont été publiées dans des anthologies.

Autrice de romantasy D.L. Lewellyn portant un chapeau et une chemise à carreaux, devant un tableau représentant un paysage de la côte ouest avec la mer, des montagnes et un sapin.

D'autres romans sont en préparation. Rien d'étonnant à cela. Tous ceux qui la connaissent vous diront que c'est une créatrice aux multiples talents qui touche à tout avec passion. Un coup d’œil à son studio coloré et encombré suffit pour s’en convaincre.


Elle aime également bloguer sur l'écriture et interviewer d'autres auteurs. Pendant ses temps libres, elle lit beaucoup et regarde des films ou des courses de Formule 1 avec son mari - et du popcorn. Quand ils ne jouent pas les pantouflards, ele et son mari se promènent dans les hauts plateaux désertiques du nord du Nevada avec leurs compagnons à quatre pattes adoptés.



Nicolas Lemieux


L'écrivain de science-fiction Nicolas Lemieux portant une casquette plate olive et une veste verte, marchant dans les rues de Montréal.

Nicolas vit à Montréal avec sa conjointe, Marie-Claude, dans un appartement au troisième étage donnant sur une charmante ruelle verdoyante. Bien que le français soit sa langue maternelle, il préfère écrire en anglais.


Fresque de street art dans le quartier Rosemont à Montréal.

Le genre qu'il affectionne est la science-fiction. Il prend plaisir à imaginer des mondes stupéfiants remplis d'une galerie foisonnante de personnages hauts en couleur, excentriques et coriaces, confrontés à des enjeux considérables. Ces situations sont souvent drôles et parfois inquiétantes, mais toujours palpitantes.


Fleurs rose vif avec un arrière-plan coloré flou.
Rhododendron rose avec un arrière-plan d’arbres au printemps.

Nicolas croit que dès qu'on plonge dans un bon livre, on en ressort enrichi d'une petite étincelle qui nous accompagnera jusqu'à la fin des temps et nous aidera à survivre aux gouffres qui, sans cela, auraient pu nous engloutir.


Street art représentant un poulpe coloré sortant du trottoir en 3D.

Alors qu'il travaille sur son roman, Sept à la dérive, qui met en scène un vaisseau-ville de l'espace, une détective en herbe, des meurtres, une rébellion qui couve et un antique coffre au trésor, Nicolas aime bloguer sur les livres et sur sa vie d'écrivain tout en partageant des aperçus du monde de Sept à la dérive, notamment avec sa nouvelle gratuite, Berceau.




Et c'est parti !


Voici nos moments forts de l'année


DLL: D'accord, Nicolas, et si tu commençais ? Comment s'est passée ton année 2025 ?


NL: Merci d'ouvrir la discussion, Darci ! Toute l'année, j'ai été plongé au cœur de l'univers de mon roman, Sept à la dérive. Une aventure exigeante et grisante ! L'histoire se déroule dans un ancien vaisseau interstellaire endommagé et perdu dans l'immensité de l'espace. Pour le meilleur ou pour le pire, et pour un confort accru, le vaisseau-ville a été transformé en une longue série de gigantesques cylindres O'Neill. C'est un lieu politiquement complexe aux conditions de gravité variables, dirigé par un antagoniste à l'air bienveillant, le Maire Larocque, qui contraint son peuple à adopter un mode de vie qu'il appelle le Dérivisme. Je m'amuse follement avec les personnages : d'Anita, botaniste déchue et enquêtrice amatrice passionnée, à Blake, trompettiste et auteur, destiné à écrire la véritable histoire de leur équipage rebelle, en passant par Leona, arrière-petite-fille d'un architecte célèbre et pourtant mal connu.


Honnêtement, mon processus d'écriture lui-même est une grande source de bonheur et d'épanouissement, et je sais que ce sentiment t'est familier. J'aime la façon dont ce projet me force à rester en quête de solutions, comme nous l'évoquons plus loin. C'est un défi stimulant, qui en vaut toujours la peine !


Pour rendre les choses encore plus intéressantes, j'aimerais lancer quelques questions qu'une personne lisant notre conversation pourrait avoir envie de garder, d'une manière ludique, quelque part au fond de son esprit tout en poursuivant sa lecture...


   - Quelles sont les trois conditions de gravité distinctes mentionnées dans Sept à la dérive, et à quoi sont-elles associées ?

   - Pourrait-il y avoir des personnages dans l'histoire qui ne sont pas tout à fait considérés comme « des gens » à part entière par leur société ?

   - Un coffre au trésor antique est légué à quelqu'un dans l'histoire. Mais à qui aurait-il pu appartenir ?

   - Qui est Baba ?

   - Les habitants de Sept utilisent-ils des choses qui ont des noms tels que GPU, ou encore VR ?

   - Quel type de propulsion Sept aurait-elle pu utiliser avant d'être endommagée ?

   - Quel était le nom du défunt arrière-grand-père de Leona ?

   - Quel objectif spécifique le narrateur, Blake, poursuit-il dans le roman Sept à la dérive ?


C'est une période très stimulante pour moi, car le manuscrit est en grande partie en place. J'ai pris confiance dans mes choix structurels, réalisant qu'un ensemble de chapitres introductifs peut très bien fonctionner s'ils sont assez beaux et fascinants pour accrocher le lectorat. J'ai hâte de partager ces personnages, ce monde que j'ai créé, et cette histoire folle, excentrique et pleine d'action.


DLL: J'ai bien ressenti ta joie pour ce que tu as accompli cette année avec Sept à la dérive. C'est un projet énorme, et faire ces ajustements structurels et ressentir ces moments « eurêka » a dû être formidable. J'ai hâte de m'y plonger en tant que lectrice.


Je suis toujours étonnée de constater comment chaque année se termine par des événements qui surpassent ceux de la précédente, même si je pense souvent qu'une année ne peut pas avoir plus de choses en cours ou plus à nous apprendre — et oui, j'apprends encore énormément dans ma sixième décennie. Cette année, même si je ne soulignerais pas nécessairement tout ce qui est arrivé dans mes événements marquants, l'apprentissage a définitivement joué un rôle. Ma plus grande leçon est de ne jamais rien prendre pour acquis.


L’autrice D. L. Lewellyn rendant visite à sa sœur à l’hôpital.

Après avoir pris une retraite anticipée en 2023 pour me concentrer sur l'écriture à temps plein, on m'a accordé près de deux ans de ce privilège. Mais au début de cette année, le cancer a frappé deux fois dans ma famille : d'abord moi, puis ma sœur. Nous avons commencé la chimiothérapie à un jour d'intervalle et avons perdu nos cheveux ensemble. J'ai réalisé à quel point je tenais ma santé et ma famille pour acquises. Sa situation est beaucoup plus grave ; ses traitements visent à lui donner le plus de temps possible, et nous espérons au moins un an. Mes traitements sont destinés à tenir le cancer à distance, et bien que je sois reconnaissante pour ça, je donnerais n'importe quoi pour qu'on puisse en dire autant pour ma sœur.


Pendant que tout ça se passait, j'ai dû faire face au fait que j'avais aussi pris la démocratie pour acquise — une vérité de plus en plus amère à avaler chaque jour. Regarder la haine promue par nos dirigeants maladroits dans un gouvernement de style télé-réalité ne fait que rendre les défis personnels encore plus difficiles.


Alors, que faire lorsque la vie présente ce qui semble être des obstacles impossibles et largement hors de notre contrôle ? Ma réponse est d'écrire chaque jour et de prendre le temps de parler à ma sœur.


La deuxième chose que j'ai apprise, c'est qu'avoir une passion dans laquelle se perdre — une de ces joies qui vous donne envie de vous réveiller le matin, même si c'est pour affronter un traitement de chimio ou une nouvelle perte pour la démocratie, et qui contribue à restaurer les bonnes choses de la vie. J'en suis arrivée à cette réalisation en consacrant cette année au plaisir de vivre avec mes personnages et mes scènes dans trois nouveaux romans — oui, trois ! — ce satané gène du multitâche ! — en plus des six autres que j’ai déjà en chantier. Bien que je n'en aie terminé aucun pour le moment, j'ai probablement écrit autant de mots en une seule année que dans toute ma série The Starlight Chronicles, qui fait plus de 320 000 mots.


En somme, j’ai retrouvé la joie d’écrire, tout en consacrant beaucoup de temps à la promotion de mes romans déjà publiés. L'effort a porté fruit, et j'expliquerai comment un peu plus loin. Je suis retournée à une lecture assidue, ce qui m'avait lancée dans cette aventure d'écriture en premier lieu il y a cinq ans. J'ai décidé que la lecture faisait aussi partie de ma joie, et que c'était la meilleure façon de faire évoluer mon écriture. Je partagerai mes auteurs préférés de ma liste de lecture de cette année. J'ai atteint 76 livres sur un objectif de 50, et l'année n'est même pas finie ! Parmi les autres événements marquants, il y a eu le lancement de mon nouveau site BookBub, la participation à une retraite d'écriture super amusante, l'ajout de mes livres sur Audible via le studio « Virtual Voice » d'Amazon, et la petite folie de m'offrir Grammarly Pro pour le soutien à l'édition. Plus à ce sujet plus tard...



Parlons du processus d'écriture


Darci et moi adorons revenir sur nos courriels après une année de correspondance, et découvrir que nous avions plein de choses perspicaces à dire sur notre processus d'écriture, que nous avons oubliées au fil de l'année. Nous voici donc, disant quel point il est important de ne pas avoir peur de tomber dans des impasses tout en affrontant les nombreux défis de la vie.


NL: Tout d'abord, laisse-moi te dire combien j'admire ton courage et ta résilience, et comment tu abordes ta situation actuelle (et je m'excuse pour les clichés). La vérité, c'est que je n'ai aucune idée de comment je m'en sortirais moi-même, face à la même réalité. Mais là d'où je suis, je ne peux que dire « Je suis là, et je pense très fort à toi. Je t'envoie tout mon soutien et beaucoup de courage. » Je suis tellement content que tu ailles mieux maintenant, et que tu sois sur la voie de la guérison


DLL: L'écriture est ma source de réconfort. À mesure que je m'évade chaque jour dans mon roman en cours, je suis encouragée par mes progrès... sauf que je travaille encore sur les mécanismes de mon intrigue. Les intrigues, quelle galère ! C'est la partie la plus difficile pour moi — des milliers de mots et de scènes formidables, et tout avance, mais une fois de plus, je me mets dans une impasse - j'en ris toute seule. Au moins, chercher des solutions occupe mes rêves et m'aide à dormir.


NL: Toutes mes félicitations d'avoir fait autant de progrès ! Autant de mots, c'est un travail considérable et une somme respectable. N'est-ce pas l'idéal, en fait? Tu te retrouves dans une impasse, et ensuite ton cerveau créatif prend le relais — à son rythme — pour trouver des solutions dont tu n'aurais même pas rêvé si tu avais été éveillée. Souvent, ces solutions s'avèrent être précisément ce qui rend ton histoire unique, humaine et vraiment personnelle. C’est précisément ce qui la rend irrésistible et touchante. Moi aussi, je trouve du réconfort dans l’écriture. J'ai beaucoup sauté à gauche et à droite dans Sept à la dérive, à déplacer des scènes et à améliorer certaines sections. J'aime comment ça me force à rester en mode recherche de solutions, même si je suis souvent submergé par la longueur de ce processus, qui est très exigeant. Parfois ça m'aide à dormir, d'autres fois... pas tant.


Lors d'une période de sécheresse créative l'été dernier, j'ai relu ma toute première histoire (Les marées de Cath), et c'était agréable de revenir à la première étincelle qui a allumé le reste du projet. C'est l'histoire que j'ai écrite en premier mais que je n'ai pas encore terminée. Elle se déroule des siècles après celle que je finis maintenant, donc il semblait logique de travailler d'abord sur la préquelle. Revenir à Cath a redonné un coup de bouillonnement à mes jus créatifs. J'ai trouvé ça super encourageant, en fait. Je n'avais aucune notion de structure de scène et tout ça à l'époque, mais je pense que l'histoire fonctionne tout aussi bien. Peut-être même mieux, je ne sais pas, comme si je comptais plus sur mes instincts à l'époque où j'ai écrit ces pages, et j'ignore pourquoi, mais j'aime vraiment leur fluidité. Ça me donne encore plus d'envie de travailler dur et de finir Sept à la dérive pour pouvoir ensuite continuer et retravailler sur Les marées de Cath.


DLL: Wow ! C'est tellement inspirant, Nicolas. Je peux aussi me reconnaître dans le fait de revoir des travaux antérieurs et je me demande souvent si j'ai abandonné une partie de ma spontanéité dans mon écriture. Pour ma part, je semble être constamment en mode édition et je m'inquiète d'en faire trop. Ça pourrait avoir quelque chose à voir avec Grammarly Pro... Je n'ai pas pu résister à une offre à moitié prix le Vendredi Noir de l'année dernière, et c'est vraiment comme avoir un éditeur professionnel à ma disposition. Cependant, cet éditeur est comme perché sur mon épaule en permanence et respire dans mon cou, ralentissant mon écriture chaque fois que je m'arrête pour voir si je peux mieux écrire ce qui est signalé. Je mentionne brièvement cet outil d'écriture IA, à la fois comme un pour et un contre. Mais le pour l'emporte sur le contre pour moi, car ça m'a aidée à devenir une meilleure écrivaine.


Pour revenir à la spontanéité, j'apprends un peu ça moi-même ces jours-ci (et je le capte de nombreuses sources différentes) et j'essaie de l'appliquer à mes brouillons. Je n'ai abordé mes premiers romans avec aucune sorte de cohérence, juste de l'instinct pur, ce qui a laissé des trous tout en me permettant quand-même, d'une manière ou d'une autre, à produire toute une histoire. Ça me surprend toujours quand je regarde dans mon rétroviseur et que je vois combien je me suis amusée à écrire comme ça. Je pense que c'est pourquoi j'ai du mal à terminer un autre roman. Je n'utilise plus mon instinct pur pour raconter une histoire. Au lieu de ça, je suis submergée par trop de techniques apprises depuis, et qui m'étouffent. J'ai en quelque sorte perdu ma voix. Le bon vieux temps me manque. Je ris de moi-même : c'est toujours comme ça que j'apprends à faire de nouvelles choses ; d'abord juste lancer quelque chose dans le monde en me basant sur mes jus créatifs purs, avec des trous, des imperfections et tout et tout. Ensuite, je fais de l'ingénierie inverse. Une partie de ce processus, dernièrement, a été de lire des auteurs que j'aime et de comprendre pourquoi j'aime leur façon de raconter. Quand même, tout ça fait partie de la passion, non ?


NL: L'instinct pur : j'aime ces mots ! C'est comme ça que j'ai fonctionné au début moi aussi, quand j'ai écrit une grande partie du premier brouillon de Les marées de Cath, et je peux le sentir quand je relis. J'espère qu'une partie est encore là dans Sept — je dois faire confiance au processus pour ça. Fait intéressant, j'ai vécu la même chose avec le chant classique. Au début, chanter me semblait naturel et facile, et même gratifiant, jusqu'à ce que je prenne des cours de chant avec différents professeurs et coachs. Puis, pendant un moment (je veux dire des années), chanter est devenu compliqué et difficile, angoissant, presque un rêve impossible. Mais éventuellement, c'est redevenu plus naturel, d'une manière différente, et plus satisfaisant — mais toujours un peu angoissant, mais pour des raisons différentes (plus grand public, etc.) et parfois, carrément terrorisant. Mais c'est la partie du milieu qui me tente, le « plus naturel et plus satisfaisant ». C'est comme si une fois qu'on commence à mieux tirer les ficelles, ça devient plus difficile de reconnecter toutes les techniques et connaissances avec notre première impulsion primordiale de créer. Reconnecter notre tête occupée avec notre cœur qui s'élève prend du temps et de la patience, mais on y arrive à force de continuer. Certains jours, j'ai l'impression que je dois agir comme un « mauvais élève » pour retrouver cette connexion primordiale, fluide et spontanée. Je dois m'efforcer d'ignorer ce que je sais, et chercher délibérément le flux sans penser, et tant pis pour la technique et tout ce qu'on m'a appris! Parfois je trouve que ça aide à découvrir la fameuse pépite de vérité, ou à toucher ce sentiment magique que j'apprécie tant, de « quelque chose qui apparaît du néant ». Se reconnecter à d'autres formes d'art, comme la musique, ou à d'autres auteurs, me parait aussi un excellent moyen de retrouver cette connexion. (Plus à ce sujet plus tard.)



nos quêtes d'écriture


DLL: Alors, Nicolas, pendant que j'étais occupée à écrire et à subir des traitements contre le cancer cette année, j'ai ajouté quelques quêtes en cours de route (pourquoi pas, hein ?), que j'ai pu partager avec toi en temps réel. L'une était de changer de plateformes de livres audio virtuels, de Google à Audible. Produire des livres audio virtuels est une lourde tâche, mais j'ai eu le sentiment d'accomplir quelque chose en terminant les cinq livres ! Les deux plateformes ont des fonctionnalités géniales, les deux sont gratuites pour les auteurs (ma seule raison de les utiliser au lieu d'embaucher des acteurs), mais un seul atteint réellement le public (comme d'habitude) : Amazon (Audible). Pourtant, je n'ai vendu aucun livre audio depuis mon lancement initial, et je n'ai reçu aucun retour des quelques personnes qui les ont achetés. Je soupçonne que les livres audio IA ne sont pas le format préféré des lecteurs. Nous avons parlé des avantages et des inconvénients des voix IA par rapport aux vrais acteurs. Je pense que la plupart sont évidents. Il n'y a rien de tel que la vraie émotion et l'intonation pour raconter une histoire. Évidemment, les acteurs sont sur ma liste de souhaits pour l'avenir de ma série. Ton avis ?


NL: Merci pour le livre audio de l'histoire de Priss ! J'ai écouté le premier chapitre et je l'ai beaucoup apprécié ! Cette voix virtuelle est tout simplement impressionnante; j'en oublie presque que ce n'est pas une vraie personne humaine qui lit — au point que c'est un peu étrange quand j'y pense. Maintenant, si j'avais le choix entre un livre lu par une voix humaine et un autre lu par une IA, j'opterais pour la vraie voix humaine à coup sûr, car je saurais que je soutiens un vrai travail d'artiste, et ce serait plus facile de m'identifier et de connecter émotionnellement pendant l'écoute. Mais pour la facilité et l'accessibilité financière, je peux comprendre que certaines personnes puissent se contenter de la deuxième option à l'occasion.


DLL: Merci d'avoir écouté Priss Starwillow et de m'avoir fait part de tes impressions, Nicolas. C'est très utile. Et oui, la connexion émotionnelle est définitivement la pièce qui manque, malgré les voix étrangement réalistes. Soupir... Un jour, si je peux gagner un concours avec un prix en argent, je ferai une folie. J'adorerais que ma série en audio soit appréciée.


Une autre quête pour moi cette année a été de participer à ma première retraite d'écriture avec des auteurs locaux, dans la merveilleuse ville historique de Virginia City, dans un fabuleux ancien hôpital victorien hanté et converti en centre d'art. Une écrivaine locale de Reno, Kim Harnes, organise ces retraites chaque année. Nous avons eu de super cours avec nos collègues participants, y compris un agent auprès duquel nous avons pratiqué la présentation de nos histoires. Regarde les moments forts amusants sur mon blog. Je recommande vivement de participer à des ateliers et des retraites.


Images du St. Mary’s Art Center.
Images du St. Mary's Art Center.

NL: Je n'ai jamais assisté à une retraite d'écriture moi-même jusqu'à présent, mais je n'ai aucun mal à imaginer comment ce processus d'apprentissage et de présentation, bien qu'intimidant, serait une expérience excitante pour moi comme elle l'a été pour toi, et je suis sûr que ça m'enrichirait de toutes sortes de façons ! Fin 2024, je me suis inscrit à QWF (Quebec Writers Federation), mais avec mon travail de jour et mon projet d'écriture, je suppose que c'était une chose de trop à faire, alors j'ai fini par n'assister qu'à un seul de leurs multiples événements en ligne. Je n'ai aucun doute que j'apprécierais et bénéficierais de tenter quelque chose de similaire à nouveau à l'avenir, ou, mieux encore, quelque chose de plus ponctuel, en personne et intensif, comme la retraite à laquelle tu as participé.


DLL: QWF semble être une organisation géniale, et c'est super de se mettre en contact avec de groupes locaux et d'explorer des opportunités de sensibilisation uniques au sein de nos communautés, comme les salons du livre et les conventions - ce que je voudrais vraiment faire plus souvent. Mais être écrivaine pendant le Covid m'a en quelque sorte mise sur une voie de garage, à faire de la promotion à distance (c'est-à-dire sur les réseaux sociaux). Mais après avoir rencontré de nombreux écrivains locaux à la retraite, j'ai décidé de consacrer cet été à les interviewer. En conséquence, j'ai eu des invités fascinants sur mon « Spotlight », et grâce à eux, j'ai découvert des organisations et des ressources locales.


Comme toi, je m'inscris à des événements, y compris des cours en ligne, mais je n'ai jamais assez de temps pour participer pleinement. Cependant, le peu que je réussis à caser ajoute toujours au moins une pépite utile à mon répertoire, ce qui vaut la peine de naviguer dans la quantité écrasante de réseautage et de formation disponible pour les auteurs indépendants — souvent offerte gratuitement — tant que je ne laisse pas ça empiéter sur mon temps d'écriture. C'est un défi, je dois dire.


Je surveille Reedsy, AutoCrit, BookBaby, BookBub et BookFunnel, pour n'en nommer que quelques-uns, qui offrent régulièrement des cours et des blogs utiles. Quelques autres bulletins d'information utiles viennent de Gotham Writers (qui offre d'excellents cours et blogs) et Writers Write. Ce dernier site est chargé de publicités, mais il contient beaucoup de contenu génial. Regardez mon dernier article de blog préféré, par exemple : « Que peut nous enseigner Jane Austen aujourd'hui ? » Ils fournissent toujours un article bref mais intéressant suivi d'indications très utiles et d'une liste d'articles connexes.


C'est peut-être aussi le moment de mentionner mon groupe de promotion croisée sur Facebook : #RomanceBookBlast. J'ai participé à chaque promotion trimestrielle Book Blast au cours des deux dernières années, ainsi qu'à la vente du Vendredi noir, ce qui a eu un impact significatif sur mes ventes de livres et ma visibilité. Donc, je peux fortement le recommander comme outil marketing valide pour un auteur indépendant avec un budget serré.


L’animatrice et administratrice du groupe, Jessica Anderson, a fait un travail fantastique pour nous aider à grandir. La participation est gratuite tant que vous acceptez de promouvoir les événements trimestriels via votre bulletin d'information et vos réseaux sociaux. J'ai en moyenne environ 3 000 téléchargements par offre gratuite. Dans mon genre, il est avantageux de vendre exclusivement sur Amazon en s'inscrivant à Kindle Direct Publishing (KDP) pour atteindre les utilisateurs de Kindle Unlimited (KU). Mes pages lues sur KU ont considérablement augmenté cette année grâce aux promotions (76 000 pages lues !). Je fais aussi des promotions sur mes autres livres de la série, et chaque événement mène à des ventes de tous mes livres. Le groupe et ses abonnés se sont régulièrement développés, et nos événements sont promus non seulement entre nous mais aussi sur BookBub, Apple Books, et par des influenceurs sur TikTok. Merci, Jessica ! Elle a été merveilleuse pour mener cette promotion vers de nouveaux sommets.


Si vous recevez des bulletins d'information d'auteurs offrant des livres gratuits, ils font probablement partie d'un groupe de promotion croisée. C'est ce que je préfère comme principale plateforme marketing, mais il est aussi utile de se coordonner avec d'autres promotions, comme Written Word Media, BookFunnel, BookBub et autres, afin de maximiser l'impact. J'ai essayé Written Word Media pour la première fois cet automne. Je suis assez certaine que mes résultats avec #RomanceBookBlast se sont aussi améliorés grâce aux promotions payantes, mais pas assez pour les utiliser régulièrement, sauf peut-être pour des événements spéciaux et quand je peux profiter de soldes. Ils affirment que leurs courriels vont à plus de 50 000 lecteurs (du moins pour les audiences de romance). Les ventes ont continué à arriver peu à peu, et je pense que la promotion payante a aidé à atteindre plus de lecteurs de romance.


De plus, bien que ce ne soit pas un nombre significatif, mes classements sur Amazon s’améliorent un peu à chaque promotion, et chaque petit progrès compte.


J'ai également profité d'une offre de BookBub cette année pour créer un site web avec leur nouveau service «

Author Websites by BookBub ». J'étais intriguée parce que, en tant qu'auteur BookBub avec mes livres présentés sur mon profil, ils apparaissent automatiquement sur une page accrocheuse du site. Les modèles gratuits sont simples, propres et faciles à utiliser. Très rapidement, j'ai pu concevoir un site web attrayant et axé sur l'autrice que je suis. Je suis à l’aise d’utiliser BookBub, parce je vois qu'ils comprennent vraiment le lectorat et le marché.


NL: C'est incroyable, Darci ! Je suis ravi et impressionné par ce que tu as pu accomplir avec les promotions croisées et les groupes ! Ça me rend encore plus impatient et excité de finir mon livre, pour pouvoir moi aussi m'amuser à découvrir tout ce qui peut être fait pour partager mon histoire de science-fiction. Written Word Media, BookFunnel, BookBub ; j'en ai vu quelques-uns, mais je n' ai pas appris à les connaître tous — et encore moins à les utiliser. Je ne savais pas qu'on pouvait créer un site web avec BookBub ! J'aime ce genre de choses, alors j'ai hâte de m'y plonger.


DLL: Un dernier moment fort à partager concerne les concours d'écriture. Toi et moi avons tous deux participé à « Writing Battle », qui organise de nombreux concours tout au long de l'année. J'ai interviewé le couple canadien incroyable qui en a créé la plateforme, qui a depuis explosé en popularité. J'ai participé au concours de nouvelles Automne 2025 cette année après une longue pause des concours. C'était un peu intimidant puisque c'était aussi ma dernière semaine de chimio, et j'ai écrit dans un brouillard de chimio ! Mais j'ai adoré mon histoire, et elle a bien marché, atteignant la confrontation finale après avoir passé les duels de jugement par les pairs. Writing Battle fournit quatre genres vraiment uniques (souvent plus comme des stéréotypes) pour chaque concours, ainsi que des suggestions. J'ai eu « Romance vampirique », avec « patinoire » et un « influenceur ».


Bien qu'il soit super difficile de remporter les fabuleux prix en argent, au moins tu te retrouves avec une histoire qui, bien que difficile à écrire dans le délai abrégé avec les suggestions requises, finit par te surprendre et être un plaisir à écrire. Mais ensuite tu dois lui trouver un foyer. J'ai publié ces histoires dans ma collection « Priss Starwillow », et tu peux les trouver ici gratuitement, sauf pour cette dernière histoire de Writing Battle, qui fais partie d'une anthologie appelée « Dreams ».


Couverture : Dreams - A Collection of Stories, TBD Author Collective

J'appartiens à un merveilleux groupe d'auteurs indépendants sur Instagram qui soutiennent The Dreamers Bookshop, de l'autrice Chantal Agapiti, qu'elle a créé pour soutenir les auteurs indépendants ! La boutique physique se trouve en Belgique. Les livres de poche sont vendus dans sa boutique et sur Amazon, et tu peux obtenir l'ebook ici. Il faut suivre la boutique pour être au courant des futures anthologies et pour soutenir leurs auteurs indépendants. Je suis fière de faire partie de ce projet continu.


NL: Merci pour les liens, et félicitations d'avoir atteint la confrontation finale ! C'est un exploit incroyable. J'ai beaucoup apprécié mes deux participations à Writing Battle, bien que je ne me sois pas inscrit cette année, me disant que je préférais consacrer mon temps limité à mon roman en cours. Mais j'ai hâte de participer à nouveau à l'avenir, c'est sûr !



Travaux en cours


L'écrivain de science-fiction Nicolas Lemieux présentant ses exemplaires des livres de D.L. Lewellyn : Ursus Borealis, Drago Incendium et Tigris Vetus (la trilogie The Starlight Chronicles).

DLL: Je t'ai innondé cette année, Nicolas, avec mon travail en cours, et je me sens terriblement coupable, mais tu m'as offert des encouragements et partagé tes propres expériences. J'étais aussi contente d'avoir un aperçu de Sept à la dérive. Puis, j'ai réussi à te convaincre de me laisser lire une scène en version bêta. Tellement bien ! J'ai hâte de lire le roman terminé, ou peut-être d'avoir plus de scènes à explorer... clin d'oeil - clin d'oeil. Et wow, Nicolas ! Tu as lu ma série ! Merci beaucoup. J'ai envie de partager une partie de notre discussion et de nos travaux en cours ici. Qu'en penses-tu ?


NL: Absolument, partage à volonté ! Et s'il te plaît... Pas de culpabilité ! C'était fascinant de lire plusieurs versions de cette partie de ton travail et d'être témoin de leur progression. Je me sens privilégié d'avoir pu participer, et j'espère avoir cette opportunité à nouveau à l'avenir.


À propos de The Starlight Chronicles ; j'apprécie énormément ta façon de gérer autant de personnages différents, avec leurs vies et leurs contextes, et de nous les faire mieux connaître, au point où j'ai l'impression de faire partie de leur famille moi-même. C'est facile de se plonger dans le récit, malgré tant de personnes à suivre. Vraiment bien fait !


J'aime aussi le mélange des genres. C'est une romance intense avec beaucoup d'action. Des métamorphes, des vampires, une foule d'autres êtres surnaturels, et même des princes extraterrestres ! J'ai profondément apprécié chaque référence historique, et comment le récit fait un usage fascinant de la langue et de la culture sumériennes. Vive Gilgamesh ! À part ça... Eh bien, The Stalight Chronicles (TSC) contient tellement de personnages captivants, tous avec des destins fabuleux. Aussi, tellement de lieux aux décors fascinants à s'en écarquiller les yeux ! (Et même, la bibliothèque de mes rêves !). Une intrigue tellement complexe et captivante... Sans oublier, quelle fin épique et spectaculaire ! C’est du beau travail.


Une autre chose que je voulais mentionner, c'est que j'aime la façon dont tu intègres de nombreux chapitres très courts, qui font avancer l'histoire dans une progression fluide et graduelle, et qui donnent beaucoup d'informations sans que ça soit jamais trop chargé ni trop complexe. Mes scènes à moi ont plutôt tendance à grossir et enfler à chaque fois que je pose le regard sur elles, et comme j'ai toujours l'impression de trouver de nouveaux détails qui manquent... je les ajoute.


DLL: Je suis tellement heureuse que tu aies apprécié mes livres! Merci de le dire, sans parler de tes commentaires généreux. J'ai hâte de te rendre la pareille !


Beaucoup de lecteurs qui ne lisent pas de romance fantastique (romantasy) sont un peu intimidés par les grand castings, et je me suis certainement laissée emporter lors de mon premier essai. 😁 Dans un sens, après avoir absorbé des histoires de tellement d'écrivains de romance fantastique pendant cet été fou de 2020, j'ai laissé mes couleurs se répandre partout sur la toile, même des extraterrestres, pour l'amour du ciel. :) Mais c'était très amusant et un énorme soulagement que j'aie pu réussir à réaliser une sorte d'intrigue malgré tout. Et surtout, je pense que c'est un voyage amusant à suivre avec Selena, un peu comme Dorothy à travers Oz. Elle finit par avoir de sérieux défis dans Tigris. C'est tellement difficile pour moi, de faire souffrir mes personnages! Mais finalement, j'ai réussi à faire couler quelques larmes chez certains lecteurs. J'espère faire encore mieux dans mes histoires dérivées.


À ce stade, Darci s'est plongée dans les détails de son roman, mais des mois plus tard, tout a changé... En conséquence, elle a plutôt choisi d'offrir ici une nouvelle perspective sur ses projets. Suit mon aperçu de Sept à la dérive .


Couverture : Gemma - A Starlight Chronicles Paranormal Romance

DLL: Mon attention s'est posée sur la fin de l'histoire de Gemma, la meilleure amie de Selena dans The Starlight Chronicles (TSC). Dans Gemma, l'action se déroule à Quincy, en parallèle avec TSC. Les jumeaux Sinclair (métamorphes panthères noires) retournent à Quincy pendant Drago Incendium pour gérer le hub de science et de communications à distance, tandis qu'Andras et Selena se rendent au lodge de son frère en Alaska avec Michael Elliott pour compléter la quête avec les Anurashin.


ATTENTION ! RÉVÉLATION EXCLUSIVE DE LA COUVERTURE!


Comme la série le révèle, Gemma a probablement un harceleur, qu'elle évite. Comment les jumeaux l'aideront-ils à gérer son problème tout en la convainquant qu'elle est leur âme sœur ? Cela les emmènera-t-il dans l'arrière-pays de la Sierra Nevada, où les compétences de Gemma seront mises à l'épreuve pour affronter un antagoniste captivant et moralement ambigu, un métamorphe ours renégat nommé Dietrich Braun ? Hmmm. Alors que nous rencontrons quelques nouveaux personnages, cette histoire sera une aventure de montagne romantique, efficace et en un seul volet.


Mon prochain objectif est de terminer un « spin-off » de The Starlight Chronicles (TSC), en deux livres (déjà bien avancés), pour mes deux personnages masculins secondaires préférés. L'un est Michael Elliott, qui fera équipe avec Halil Enair (qui a autrefois torturé Michael sur ordre de son père maléfique) et un nouveau personnage, un puissant mage nommé Spero Vic, dans une histoire qui explorera la tradition des dragons, qu'Elliott promet de partager avec Selena. Nous voyagerons vers un nouveau royaume, apprendrons des choses sur Onyx (le dragon de Michael) et sur son royaume, découvrirons la magie des Runes à travers les tatouages et le chant, et rencontrerons de nouveaux personnages passionnants. Tout se met en place dans Halil's Midnight Sun.


En parallèle avec cette histoire et prête à la rejoindre pendant le point culminant, il y a Ember's Dark Flame. Ce sera une histoire autonome, avec sa propre fin, puis passant à un point culminant final dans Halil's Midnight Sun. Elle met en vedette l'émissaire et espion vampire Mortas, et Ember, la femme qu'il a autrefois aimée (aussi la meilleure amie d'enfance et sorcière préférée d'Andras Johns, qui apparaît brièvement dans les livres Deux et Trois de TSC). Que se passe-t-il quand ces amants séparés se réunissent pour sauver une jeune sorcière et arrêter le complot d'un ordre de sorcières maléfiques ? J'ai hâte de te le faire savoir. Les deux romans introduiront de nouveaux personnages et ramèneront des anciens de TSC.


J'ai également commencé une épopée de fantaisie historique se déroulant en 1776 en Alta California, The Spanish Maiden Who Dreamt of a Bear. Nous embarquerons pour une vraie expédition historique avec des personnages fictifs, Elara Sofia de Luna Estrada et son père, Alejandro, qui rejoignent la « ville voyageuse » de Juan Bautista de Anza depuis le futur Tucson, Arizona, jusqu'au futur Monterey, Californie, alors que de Anza (le premier gouverneur du Nouveau-Mexique) revendique le territoire pour la Couronne espagnole.


Elara est la grand-mère d'Andras Johns, une jeune fille marquée par son époque, qui trouve le métamorphe ours Broderick Johns quand elle arrive avec l'expédition au presidio de Monterey. Quand un coloniste russe concurrent et métamorphe ours arrive sur la scène, il jette son dévolu sur Elara et à peu près tout le reste qui appartient à Broderick, y compris son statut de métamorphe le plus puissant du continent nord-américain. Elara et Broderick sont mentionnés tout au long de TSC.


De tous les romans non-TSC en cours (trois de science-fiction et un de fantaisie urbaine pour jeunes adultes), celui que je veux le plus terminer est The Fourth Planet of Cinnamon Jones. C'est une fantaisie de science-fiction se déroulant dans l'est de l'Oregon, dans la ville de Halfway près de Hells Canyon, puis se déplaçant vers Portland, qui est un centre névralgique pour les faes déplacés. Il s'avère que les faes ne sont pas seulement des créatures de la mythologie humaine, mais des extraterrestres d'un système planétaire lointain du fin fond de notre Voie lactée, appelé Helixia.


Nous verrons ce qui se passe quand un beau mais endurci chasseur de primes vient chercher Cinnamon Jones, une enfant changée à la naissance (laissée avec des parents humains qui croient l'avoir adoptée légitimement), qui ne réalise pas qu'elle n'est pas humaine jusqu'à ce qu'un accident de voiture la jette, elle et ses parents, dans la Snake River, et qu'elle se fasse pousser des branchies et des palmures sur les mains et les pieds. C'est bien parce que Cinnamon sait déjà que l'eau est son élément. Ce qui n'est pas bien, c'est que ses parents biologiques veulent qu'elle revienne sur Sempria et qu'elle soit une arme dans leur lutte de pouvoir politique.


À toi, Nicolas !


NL: Wow, Darci ! Tellement de nouvelles histoires dans lesquelles j'ai hâte de plonger ! De mon côté, je me demande depuis un moment s'il faut révéler plus de mon projet, quitte à risquer d’en divulgâcher des parties... Mais plus j'y pense, et plus je crois que je suis prêt à en révéler plus sur l'histoire, surtout maintenant qu'elle s'est en grande partie solidifiée.


Donc voici une première introduction en vrac, rapide et potentiellement source de confusion...


Sept à la dérive ne consiste pas seulement à chasser des coffres au trésor, à saliver devant une maison trop cool, ou à regarder des choses bizarres se passer, bien en sécurité sur un toit. Non. Il y a aussi des cadavres. Des voleurs. Des NoFolk. Des enfants illégaux — des enfants agiles, une armée d'entre eux. Des endroits avec différentes conditions de gravité, comme l'Hypergée lourde des Sous-niveaux, la Nogée des niveaux élevés dans les Huits, et bien sûr, la Légitgée, plus familière, des niveaux citoyens. On y visite des zones urbaines et rurales, et même des stations de ski. On y croise des stagiaires, des rebelles... il y a un grand festival, et un groupe de jazz avec des chanteuses qui sont en compétition entre elles. On y entend parler de changements climatiques, à l'intérieur d'une ville spatiale dont les systèmes météorologiques semblent déréglés — et ce n'est qu'un indice de plus. Il a un tas d'acronymes bizarres et excentriques, comme VR (ce n'est pas seulement une drogue), ou encore GPU (Unités Générales de Préservation), ou MAHAL (un type de propulsion). Au karaoké, la meilleure amie d'Anita rencontrera un grand étranger ténébreux avec un visage de bébé, mais plus âgé qu'il n'y paraît. Leona est l'arrière-petite-fille d'un architecte célèbre et pourtant mal connu et trop décrié, nommé Felipe Crasotte, qui a vécu cent ans plus tôt.


Sept est un ancien vaisseau interstellaire avarié, qui a été transformé en une longue série d'habitats de type cylindre O'Neill — ou districts. Il ne va nulle part; il dérive. Il est dirigé par un méchant vilain à l'apparence bienveillante qui se trouve être le maire de la ville et le sauveur du peuple...


En tant que maître zen convaincant, le Maire Larocque propose une philosophie et un mode de vie qu'il appelle le Dérivisme — avec un grand D — et de facto, il est le Maître de dérive de la ville — dans plus d'un sens. Chaque matin, tous les citoyens doivent participer à la session de dérive mentale virtuelle quotidienne — sept dérives par semaine — pour entraîner leur esprit à dériver avec celui du Maître. Le Maire Larocque, alias Baba, tient beaucoup à partager son esprit expansif avec ses mentorés bien-aimés. Il a la ferme intention de donner l'occasion à tous les membres de son cher peuple de bien saisir sa pensée, tout comme il saisira la leur — de la manière la plus complète.


L'histoire se déroule au cours de la semaine la plus importante d'une année très importante. C'est le second centenaire de l'Éveil de Sept, qui eut lieu au bout d'un voyage de plusieurs siècles. Comme le dit le proverbe, « plus que sept dérives avant la grande nuit du festival... »


(Bon sang, je m'amuse encore, après des années à travailler là-dessus !)


Je prévois utiliser des extraits des journaux personnels de Felipe Crasotte pour développer des aspects du monde et de son histoire de manière amusante, et ainsi réduire l'exposition à certains endroits du récit. Aussi, j'aimerais utiliser le point de vue du narrateur à la première personne ici et là, pour montrer d'autres idées utiles à l'histoire. Le narrateur est l'écrivain Blake, un personnage du roman. Il est aussi le trompettiste dans le nouveau groupe de Leona, et il devient l'amant d'Anita assez tôt dans le récit. À la fin, il s'engage à écrire la véritable histoire d'Anita ; ce qui s'est vraiment passé pour elle et son équipage, et surtout pourquoi c'est arrivé, afin que plus tard, à la fin de leur long voyage, le peuple de Sept puisse cesser de la haïr pour ce qu'elle a fait — elle a effectivement imposé une fin abrupte à leur mode de vie adoré et confortable — alors qu'en vérité, elle leur a sauvé la vie et les a dotés d'une réelle destination, tout en donnant un nouveau sens à leur existence.



Livres et influences culturelles


DLL: Comme je l'ai mentionné, j'ai beaucoup lu cette année — le mieux que j'ai fait depuis plusieurs années pour atteindre mon objectif Goodreads. J’ai lu 76 livres sur mon objectif initial de 50. J'ai augmenté l'objectif à 60 en novembre et je l'ai dépassé à nouveau. C'est principalement grâce à une nouvelle autrice préférée, Lindsay Buroker,  et ses nombreuses séries. C’est une écrivaine prolifique de fantaisie et science-fiction urbaine qui crée des histoires comme celles que je rêve d'écrire avec des réparties spirituelles, une construction de monde fantastique et des personnages attachants. Son écriture est phénoménale, et même mon mari apprécie sa série de science-fiction, « The Fallen Empire ». Elle me rappelle les meilleures parties de « Star Wars », « Star Trek » et le malheureusement éphémère « Firefly ».



Couvertures : Sinister Magic & Hammered, by Lindsay Buroker


Couverture : Andy Weir, Project Hail Mary

Deux autres livres exceptionnels cette année. Le premier est “Project Hail Mary” d'Andy Weir. J'ai hâte au film ! Toute ma famille s'est plongée dans ce roman et en a discuté. J'ai écouté le livre audio et je le recommande vivement.


Couverture : Callie Hart, Quicksilver

Le deuxième livre audio que je ne pouvais pas arrêter d'écouter est le premier livre de la série de romantasy sombre « Fae & Alchemy » de Callie Hart, « Quicksilver ». Le suivant de la série, « Brimstone », vient de sortir, et j'ai hâte de l'écouter !


J'ai lu ces deux-là au début de l'année, avant le battage médiatique sur les réseaux sociaux, ce que j'adore faire. Ils me paraissent tout simplement plus spéciaux de cette façon.


Une autre autrice que j'ai découverte : Elise Kova — merveilleuse romance fantastique avec de super personnages et mondes.


À toi, Nicolas !


NL: Soixante-seize livres, c'est tout un accomplissement ! J'ai lu The Martian, d'Andy Weir ; je l'ai même étudié dans un cours que j'ai suivi en 2018, mais je n'ai pas encore lu Project Hail Mary. Maintenant, il sera sur ma liste de lecture ! Je prends note de ne pas oublier de découvrir les livres de Callie Hart et Elise Kova.


La lecture est une de mes manières préférées de me calmer et de me recentrer. Je ne lis pas autant que je le voudrais, mais la lecture m'apporte à tout coup une sorte de paix et beaucoup d'inspiration. Je ne me fixe pas d'objectifs, mais j'essaie de lire un peu chaque jour si je peux. Je note ce que je lis pour ne pas acheter le même livre plusieurs fois, comme il m'est arrivé de le faire. Voici un échantillon de mes lectures des deux dernières années, pour te montrer les types de livres que j'aime lire.


The Language of Acorns, V.R. Friesen

Go Tell The Bees That I Am Gone - Outlander #9, Diana Gabaldon

Revenger, Alastair Reynolds (Livre #1 d'une trilogie)

Children of Gravity version Bêta 1, V.R. Friesen

Aestus, Livres #1 et #2, S.Z. Attwell

Shadowlake, Olivia Rytwinsky

Gravity Shattered, Scènes supplémentaires, V.R. Friesen

Stone of Fire, JF Penn

Day of the Viking, JF Penn

Pilgrimage, JF Penn

Manifesting Your Greatest Self, Nick Ortner & Creating Lasting Change, Jessica Ortner (The Tapping Solution)

Pale Face, W.D. Killpack III

Crown Prince, W.D. Killpack III (Les prochains livres de la série sont sur ma liste de lecture !)

The Shithead, Tim Grahl

Out of Tune, D.C. Greschner

Regenerative Business, Samantha Garcia

Ursus Borealis, D.L. Lewellyn

Drago Incendium, D.L. Lewellyn

Tigris Vetus, D.L. Lewellyn

Shadow Captain & Bone Silence, Alastair Reynolds (livres 2 et 3 de la trilogie Revenger)

Inside a Dark Space, M.J. James

The Trials of Imogen Sol, C.L. Walters


Oh, et avant que j'oublie... Merci de parsemer tes histoires de tant de propositions musicales géniales ! Je les recherche et je les écoute. En conséquence, j'ai souvent Neko Case qui joue en boucle pendant que j'écris. J'adore sa voix et sa musique. J'ai pris d'autres notes que je vais explorer davantage. Continue de suggérer !


DLL: Une liste fantastique, et c'est tellement amusant de voir mes titres là-dedans. Merci encore d'avoir pris le temps de les lire!


Tu es la deuxième personne à mentionner avoir apprécié les chansons et autres références artistiques. Si tu n'as pas encore écouté First Aid Kit, tu vas adorer ces sœurs suédoises !



J'ai ajouté une page de crédits pour mes références culturelles dans Tigris, avec un appendice détaillé pour toute la série. C'était amusant à mettre en place, et de me rappeler tous mes personnages secondaires et mineurs et de me laisser émerveiller par leur nombre. J'adore entendre quand un lecteur prend le temps de consulter ces sections finales de mes livres, et ça se produit plus souvent qu'on ne le penserait.


NL: Merveilleux ! En plus de la bonne musique, je vois toute forme d'art comme une nourriture potentielle pour ma créativité. Marie-Claude et moi sortons parfois visiter de grandes et petites expositions d'art. Chaque petite galerie, chaque musée, chaque œuvre d'art peut être une source d'inspiration et d'énergie. Voici quelques expositions que nous avons vues récemment : Alan Glass, Joyce Wieland, Atelier circulaire, Espace Bougie, BIECTR. J'adore aussi la potterie.


DLL: C'est un corpus d'exploration incroyable, mais pas surprenant, dans une ville aussi fantastique, où la beauté est au rendez-vous à chaque coin de rue, comme tes promenades en témoignent (suivez Nicolas sur Instagram pour de superbes photos, dont quelques-unes ont été saupoudrées tout au long de notre conversation). Un jour, je visiterai Montréal et je dirai bonjour !


Escaliers extérieurs typiques de Montréal : couverts de neige à gauche, en été avec des rampes rouges à droite.

NL: Ce sera mon immense plaisir de te dire bonjour aussi ! Merci, Darci ! Encore une fois, ce fut merveilleux de parler avec toi et d’apprendre à te connaître un peu plus. J'ai passé un super moment à discuter et collaborer avec toi. J'attends avec impatience d'autres conversations fascinantes à venir !


DLL: Même chose pour moi, Nicolas. J'ai hâte de voir toutes les nouvelles choses dont nous discuterons en 2026. Bonne année à toi et Marie-Claude.





Suivez D. L. Lewellyn sur bydllewellyn.com et inscrivez-vous à sa newsletter pour recevoir une histoire gratuite. Restez à jour sur Instagram et Facebook.


Suivez Nicolas Lemieux sur nicolaslemieux.com. Inscrivez-vous à sa newsletter et obtenez votre copie de BERCEAU. Restez à jour sur Instagram et LinkedIn.







Commentaires


© Nicolas Lemieux 2025

bottom of page