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3- D.L. Lewellyn : mini-série d’entrevues croisées!

22 sept. 2024
13 min de lecture

(Partie 1 - Partie 2 - Partie 3 - Partie 4)


Troisième partie — L’image de marque et la vie d’écriture


DLL. Vous avez lu la première partie et la deuxième partie. Dans la troisième partie, on plonge dans les innombrables décisions que les plumes indépendantes doivent prendre en matière d’image de marque. On fera aussi un détour par une discussion sur les collaborations amusantes.


Je t’ai demandé récemment ce que tu pensais de l’image de marque. On a parlé des types de plateformes Web qui fonctionnent le mieux, de l’intérêt d’avoir une plateforme de vente de livres distincte de notre plateforme littéraire, et du lien avec nos personnes abonnées à l’infolettre. On a aussi parlé des marques et des logos de maison d’édition. Maintenant que je peux regarder en arrière, sur quatre ans d’écriture et de création de mon propre contenu marketing, j’aurais aimé accorder plus d’attention à l’image de marque dès le départ, pour une image cohérente. Reste que j’avoue que ç’a été un parcours fascinant et amusant de créer tout ce contenu et de voir comment il a évolué et s’est amélioré jusqu’à aujourd’hui.


Nicolas, quels sont tes objectifs en matière d’image de marque? Quels aspects de la création d’une présence d’auteur t’enthousiasment le plus? Quelle étape, s’il y en a une, te semble être une corvée nécessaire? Des ressources préférées?


NL. J’ai à peine commencé à réfléchir à ces aspects de présentation de mon entreprise indépendante. Je veux suivre tes traces un jour, mais j’avoue que je ne connais rien aux logos, aux marques d’éditeur ni à la création d’une maison d’édition. Je n’y ai pas vraiment réfléchi. Je sais seulement que je devrai obtenir un numéro ISBN quand je publierai un livre, et faire grandir ma plateforme avec le temps. J’ai hâte d’apprendre tous ces détails!

Les deux chiens de D. L. Lewellyn qui font la sieste dans leurs lits

Par contre, j’ai réfléchi aux noms de domaine. Pour mon site Web, j’ai acheté nicolaslemieux.com il y a des années, mais je n’ai pas pensé à prendre aussi la version anglaise de mon prénom, avec un « h ». Résultat : nicholaslemieux.com avec un « h » est déjà pris. C’est une boutique où il n’y a rien (j’y ai vu un t-shirt à un moment donné). Elle se vante d’être « la boutique la moins rentable d’Internet ». J’ai déjà offert de l’argent par l’intermédiaire de mon registraire de noms de domaine, mais je n’ai jamais eu de réponse. Il redeviendra peut-être disponible — qui sait? C’est pour ça que j’ai acheté mes extensions .xyz, avec et sans le « h ». Essayez pour voir : nicolaslemieux.xyz et nicholaslemieux.xyz.


Je pense de plus en plus à utiliser des titres de livres pour mes noms de domaine, comme sevendrifts.com et septaladerive.com, mais je pense que je veux quand même un site Web associé à mon nom. Qu’est-ce que tu en penses? L’un ou l’autre? Ou les deux? Je pourrais aussi prendre nicolaslemieuxauthor et nicholaslemieuxauthor, ou quelque chose du genre, mais jusqu’ici, je n’ai pas eu de coup de foudre pour un autre nom de domaine. Je ne pense pas gérer plus d’un site Web pour l’instant. Je redirige simplement tous mes noms de domaine, soit vers mon seul site, soit vers ma page d’accueil MailerLite, comme je le fais avec les .xyz.


Je ne connais peut-être presque rien à l’image de marque, mais je prends des notes. Le Creative Penn Podcast est une formidable source de conseils sur les aspects plus techniques du marketing pour les plumes, alors je suppose que je m’y fierais quand j’en serai là. Je sais que je pourrai aussi compter sur toi, Darci, pour répondre à certaines de mes questions. Mais avec le peu de temps que j’ai, je dois prendre ces choses une à la fois.

Tant que je ne serai pas plus près de publier, et je n’y suis pas encore, je soupçonne que je voudrai jouer un peu avec certaines idées et questions avant d’arriver à quelque chose qui ressemble à une image de marque.


Oui, je pense que l’image de marque, c’est peut-être aussi une question de présence, de prendre sa place dans le monde, d’être complètement soi-même, sans s’excuser, et de trouver sa voix, pas seulement dans l’écriture, mais aussi dans le marketing — c’est peut-être la même chose. Ça vient avec d’autres questions. Qu’est-ce qui me tient le plus maudit à cœur? Qu’est-ce qui me fâche, me frustre, m’attriste, me terrifie? Qu’est-ce que je ne pourrais pas supporter de ne pas faire au cours de ma vie, ou de ne pas dire avant de mourir? Je veux trouver les questions les plus cruciales et les formuler d’une façon qui brûle et qui fore jusqu’aux profondeurs troubles de mon âme. Tout deviendra plus vivant et plus intéressant de cette façon.


Darci, j’adore que tu trouves de nouvelles avenues pour partager ton travail et faire grandir ton public. Je crois vraiment que la liste d’envoi est une excellente décision. Elle t’appartiendra pour toujours, à toi et à toi seule. Le défi, maintenant, c’est de la faire grandir. Mais le temps joue en ta faveur.


J’ai suivi les conseils de Tim Grahl quand j’ai commencé à bâtir ma plateforme et j’ai misé sur une liste d’envoi dès le départ, puisqu’il dit que c’en est la partie la plus importante.


Ma première approche a été d’inviter simplement beaucoup de gens à se joindre à ma liste, avec un simple message privé, quelque chose de court, gentil et respectueux, comme : « Bonjour, j’envoie une infolettre par courriel sur mon projet de roman. Est-ce que ça te dérangerait que je t’ajoute à ma liste? Dis-moi juste quelle adresse courriel te convient le mieux. » J’ai été ravi de voir à quel point la réponse était positive. Environ deux personnes sur vingt à qui j’écrivais, sans aucun ciblage, se sont jointes à ma liste. Une sur deux quand je m’adressais à d’autres plumes. C’est 50 %! Je n’en revenais pas. Et la plupart des réponses étaient tellement gentilles, et beaucoup m’ont donné des commentaires positifs sur ma nouvelle gratuite Cradle. Alors j’ai fait ça graduellement, sans faire de pourriel, sans fâcher personne, en envoyant peut-être dix ou vingt messages par séance, un peu chaque jour, plus les relances — et il y en a eu beaucoup. En 2021 et 2022, j’ai fait grandir ma liste à bien plus de 2000 personnes abonnées. Elle est restée à ce niveau depuis.


On pourrait dire que mon approche était boiteuse, puisqu’elle ne ciblait pas le bon public. Moi, je dis : bof. Je suis content d’avoir joint autant de collègues de plume.


C’était beaucoup de travail, mais mon Dieu que c’était gratifiant! Ce que ça m’a apporté n’a pas de prix. Ça m’a permis de nouer beaucoup de nouvelles amitiés et de nouveaux liens partout sur la planète. Et maintenant qu’on est en contact, on peut bâtir sur ces relations durables. Se soutenir mutuellement. Bon nombre de plumes m’ont invité à faire des entrevues avec elles. C’est ainsi que nos chemins se sont croisés, Darci! Alors oui, ça valait largement la peine.


Mais après un certain temps, croyez-moi, ça peut devenir lassant d’envoyer sans cesse le même genre de message, aussi gratifiant que ce soit. Alors mes invitations se sont taries avec le temps, probablement au cours de 2022. Mais c’est correct. J’ai déjà bien assez de pain sur la planche. C’est un bon début, disons, et maintenant j’espère faire grandir ma liste de façon plus organique.


Comment? J’ai hâte de créer mon propre balado. C’est un rêve depuis un bon moment. Le balado… Vais-je vraiment le faire? Quand? Est-ce que j’ai la chienne? Faudrait d’abord penser à finir ce livre…


J’adore les collaborations!


Une fois que j’aurai publié Sept à la dérive, je voudrai monter d’un cran ou deux mes projets collaboratifs. Je voudrai faire plus de ce qu’on fait en ce moment. Ou peut-être en version balado, audio ou vidéo ou les deux, on verra. J’adore les entrevues littéraires. J’en retire toujours tellement. Encore une fois, c’est une question d’équilibre — je dois écrire ce livre!


RomanceBookLovers.com — j’aime le concept. Ça a l’air génial. Ça m’intrigue. Je voudrai en savoir plus. Existe-t-il l’équivalent pour la science-fiction? Probablement; je voudrai prendre le temps de faire des recherches là-dessus. À moins que notre formidable lectorat puisse nous aider?


DLL. Merci d’avoir détaillé ta fantastique démarche pour bâtir ta liste d’envoi. J’adore! Ça me semble assez organique, ce qui est génial. Je vais certainement découvrir le Creative Penn Podcast et revenir à Tim Grahl. Tu m’en as déjà parlé, mais il s’est perdu dans le brouhaha. Je prédis que lorsqu’on reviendra l’an prochain pour une autre jasette, tu seras de l’autre côté de la publication!


Et ces chiffres, ne sont-ils pas renversants? Le premier événement, en février, m’a laissée sonnée. Les chiffres grimpaient par centaines chaque fois que je regardais (ce qui arrivait souvent, et je n’ai pas honte de l’avouer 😁). Toute la journée m’a semblé un rêve.


J’ai baissé le prix de mon recueil de nouvelles Priss Starwillow à 0,99 $ pendant le dernier, en juillet, et j’ai fait mes premières ventes de celui-là aussi, 56 au total! Il s’est hissé au 4e rang des meilleures ventes Amazon dans la catégorie des recueils de nouvelles. Je crois qu’il existe des campagnes semblables pour la SF et la fantasy sans composante romantique. Mais la romance semble vraiment décoller avec ce genre de collaborations. Ce sont les fins heureuses (HEA)!


« Happily ever after » en lettres cursives, à côté d’un couple main dans la main, en silhouette sur un coucher de soleil rouge

Ce que tu retiens probablement de moi tout au long de cette discussion, c’est qu’à part l’aide extraordinaire de ma nièce (révision et design récemment), de mon lectorat et de collègues de plume comme toi, Nicolas, j’ai assumé seule tous les aspects du métier d’autrice. J’aimerais engager des services de révision, de design, de narration de livres audio, etc., mais je n’ai pas les fonds. J’ai par contre beaucoup de détermination pour apprendre, et dans l’ensemble, ç’a été un plaisir fou, même si c’est une tonne de travail que je n’avais jamais imaginé faire à la retraite. 😁


Voici mes objectifs et mes progrès en matière d’image de marque :

  • Acheter un lot d’ISBN pour mes prochains livres en format papier, pour avoir plus de contrôle sur l’endroit où je les vends, notamment en créant sur mon site une page de vente d’exemplaires dédicacés (gros objectif — à peine effleuré). Je dois dire ici que j’ai eu de très belles expériences dans l’ensemble (quelques petits pépins à l’occasion) avec les ISBN gratuits fournis par Amazon et Draft2Digital. La qualité d’impression est excellente et les plateformes sont faciles à utiliser. C’est juste que je me retrouve avec deux versions papier en circulation, avec deux ISBN. Ça ne m’a pas encore tuée.

  • Créer une marque et un nom d’éditeur. J’approche du but, et ce sera ajouté à la couverture de mon prochain livre papier.

  • Décider s’il faut enregistrer la marque. (Décider s’il faut enregistrer officiellement le droit d’auteur de mes livres, tant qu’à y être… sur ma liste, mais pas encore prioritaire.)

  • Apprendre à faire une couverture complète (plat, dos et quatrième) en y intégrant la marque d’éditeur. ✅ J’ai créé ma première couverture complète avec l’aide d’une autre de mes premières rencontres, un excellent ami, Lucky Noma. Il m’a orientée vers une ressource gratuite, Bookow.com, qui offre un service de gabarits.

  • J’ai envisagé de concevoir un nouveau logo récemment, mais je garde le beau logo simple que j’ai acheté 30 $ avec l’outil de conception de logos de Fiverr, et que j’utilise depuis le début. La couleur de fond du logo, un violet profond, est la couleur de marque que j’intègre à mon infolettre, à mon site et à mes autres visuels marketing. J’essaie aussi de m’en tenir à la même police. C’est l’étendue de mon image de marque jusqu’ici. Dans tous les visuels que je crée, je m’assure d’intégrer des thèmes tirés de mon tout premier personnage féminin principal et de mon premier livre : Selena Aires, dans Ursus Borealis. Son nom signifie « lune », et elle est liée à l’alpha de la meute de l’Étoile du Nord. La lune et les étoiles. J’ai aussi créé sur Canva un logo spécialement pour les couvertures de The Starlight Chronicles.



Logo — blanc / D. L. Lewellyn est une autrice indépendante qui écrit de la romance fantasy dès qu’elle en a l’occasion. La passion de l’écriture l’a prise par surprise en 2021, après un été de lecture vorace provoquée par la pandémie, dans un nouveau genre favori : la romance paranormale. Sa plus récente publication est en prévente! Les Romances des Trois réunit trois envoûtantes novellas de romance MMF et un conte de fées pour adultes en prime. En plus d’autopublier ses romans, elle a vu ses histoires trouver leur place dans des anthologies, et beaucoup d’autres sont en chantier. Quiconque la connaît vous le dira : c’est une artisane touche-à-tout passionnée. Elle aime aussi bloguer, jaser avec d’autres plumes et d’autres artistes dans son Sunday Spotlight mensuel, et les soirées de cinéma classique avec son mari, ses chiens et un gros bol de maïs soufflé.
Logo — foncé / D. L. Lewellyn est une autrice indépendante qui écrit de la romance fantasy dès qu’elle en a l’occasion. La passion de l’écriture l’a prise par surprise en 2021, après un été de lecture vorace provoquée par la pandémie, dans un nouveau genre favori : la romance paranormale. Sa plus récente publication est en prévente! Les Romances des Trois réunit trois envoûtantes novellas de romance MMF et un conte de fées pour adultes en prime. En plus d’autopublier ses romans, elle a vu ses histoires trouver leur place dans des anthologies, et beaucoup d’autres sont en chantier. Quiconque la connaît vous le dira : c’est une artisane touche-à-tout passionnée. Elle aime aussi bloguer, jaser avec d’autres plumes et d’autres artistes dans son Sunday Spotlight mensuel, et les soirées de cinéma classique avec son mari, ses chiens et un gros bol de maïs soufflé.


NL. Parlant de collaborations… Comment en es-tu venue au format si charmant et si fluide de tes entrevues? Avais-tu beaucoup d’expérience auparavant? La façon dont tu les fais couler d’une question à l’autre comme une conversation naturelle, dont tu commentes et réponds à chaque partie des interventions des personnes que tu reçois; tu transcendes le format questions-réponses pour en faire une vraie conversation. J’avoue que je suis épaté chaque fois que je lis ton Sunday Spotlight, et je m’émerveille de la quantité de travail que ça doit te demander; mais c’est si magistralement fait que je suis sûr de ne pas me tromper en disant que tu t’amuses comme une folle à les faire! Peux-tu me raconter un peu comment tu as commencé à faire ces formidables entrevues?


DLL. Encore une fois, merci mille fois pour tes commentaires et de reconnaître ce qu’il faut pour créer mon contenu! Les questions-réponses, c’est amusant ET beaucoup de travail. J’ai dû vraiment réfléchir à la façon dont j’ai abordé ce parcours. C’est sûr que je l’ai fait à l’instinct, comme tout le reste. Mais je suppose que je peux attribuer mon style à mes années de correspondance professionnelle. Quand on veut communiquer avec précision et efficacité avec une personne sans visage, mais essentielle pour faire avancer le travail, on développe un style d’écriture professionnel, mais aussi amical et agréable, conversationnel.


J’ai toujours été attentive dans ma correspondance, pour que mon message passe de façon claire et concise et obtienne les résultats dont j’ai besoin. Ça ne veut pas dire que je n’ai jamais fait de gaffes ni de quiproquos. Parfois, je vais trop vite, et ça peut causer des problèmes. C’est une danse délicate. La partie la plus agréable de mes séances d’entrevue, c’est de répondre aux réponses, parce que les personnes que je reçois ne manquent jamais de m’inspirer et de relancer la conversation.



Apprendre en chemin…


NL. J’avais une autre question en tête, Darci. Tu as commencé à écrire tes romans en 2021 — à l’époque où je trimais déjà sur la même version du mien, que je viens tout juste de terminer cette année! Tu as publié une trilogie complète depuis, et plusieurs magnifiques nouvelles en chemin, tout en créant et en entretenant une belle plateforme en ligne florissante. Te regarder aller m’a certainement beaucoup inspiré. Je me demande : as-tu tout appris au fur et à mesure, ou avais-tu une expérience ou un bagage qui t’a aidée à démarrer aussi vite et aussi efficacement, autant en écriture qu’en marketing? À quoi ressemble ta routine, ta journée type d’écriture et de marketing?


DLL. Merci pour tes beaux commentaires, Nicolas! C’est satisfaisant de travailler fort pour offrir sur mon site du contenu intéressant, esthétique et, je l’espère, utile. Avoir quelqu’un qui apprécie non seulement le résultat, mais aussi ce qu’il faut pour y arriver, c’est précieux. Et inspirer quelqu’un… c’est toujours mon espoir. Merci!


Quant à publier rapidement, j’ai constaté, après avoir interviewé une multitude de plumes, que chacune trouve son propre rythme pour chacune de ses histoires. Il n’y a pas deux plumes pareilles, ni deux histoires pareilles. Il y a tellement de raisons à ça que c’est difficile de le résumer en une réponse simple. Ça revient à décider de laisser partir notre bébé, et à tout ce qui entre dans cette décision. J’ai très bien pu publier les miens trop tôt. Peut-être que la série serait meilleure si je l’avais gardée plus longtemps et que j’avais fait plus de réécritures. Tu comprendras sans doute pourquoi j’ai publié quand je l’ai fait en lisant la suite de mes réponses.


Apprendre en chemin — Oui! C’est la réponse la plus courte et la meilleure. J’improvise à tous les niveaux de la vie. Même mes 34 ans de mariage, ç’a été un apprentissage continu. LOL. J’ai tendance à plonger tête première et à nager avec enthousiasme parmi les poissons, qu’ils puent ou qu’ils soient magnifiques, et j’aime penser que je persévère jusqu’au bout. Je suis sûre que le lectorat le voit dans mes livres. Ça veut dire que j’apprends souvent à la dure et que je dois revenir en arrière pour faire des ajustements. Mais ça ne m’a pas encore tuée…


Expérience antérieure — J’ai fait carrière comme adjointe administrative et parajuriste, ce qui équivaut à des décennies de rédaction et de révision administratives et juridiques. C’est à peu près tout pour mon expérience formelle. Et c’est correct, parce que mon âge est mon plus grand atout en matière d’expérience. Certaines personnes trouveraient l’âge discutable dans un CV. J’adore apprendre, et chaque décennie m’a vue adopter un nouvel artisanat, ce qui rend la vie plus intéressante et me donne les outils pour m’attaquer à d’autres nouveautés, comme les rouages de l’écriture et de l’édition. Ça veut aussi dire que je peux puiser dans un long parcours professionnel, des expériences de vie, des aventures de voyage et des centaines de livres, de films et de documentaires.


Démarrer vite et efficacement — La liberté, c’est le meilleur mot pour expliquer comment j’ai plongé et suivi la courbe d’apprentissage de l’autoédition. Mon mari a soutenu mon besoin de consacrer un temps démesuré à cette quête. On partage aussi un engagement envers un mode de vie financièrement simple, et j’ai pu prendre ma retraite à 59 ans pour écrire à temps plein. La liberté.


Routine type — C’est quoi, ça? LOL. Écrire à l’instinct fait des ravages dans les routines. Cela dit, après avoir écrit à temps plein depuis un an et demi, je peux dire avec joie que mes journées ont une certaine structure. Les premiers mois de retraite ressemblaient beaucoup à un enfant lâché dans un magasin de bonbons. Je m’éparpillais, je faisais tout ce que je voulais, quand je voulais… tôt le matin, tard le soir, et tout ce qu’il y a entre les deux, juste parce que je le pouvais.


Ces temps-ci, je suis dans mon bureau à une heure normale le matin, pas toujours la même heure, remarque, juste normale.


(Les chiens de DLL dans leurs lits) / Par contre, si on a envie d’une journée cocooning au salon où il regarde des films classiques, mon bureau devient mon portable et le divan, les chiens dans leurs lits, avec peut-être un peu de tricot ou de point de croix.

Ça dépend si mon mari est disponible pour jaser autour de la table du déjeuner. Mais à un moment donné, je m’assois à mon ordinateur de bureau, les chiens dans leurs lits, et je répartis les huit heures suivantes entre l’écriture, la recherche, l’apprentissage, ainsi que la création et la mise en œuvre de contenu marketing. (Alterner ces tâches m’aide quand je bloque sur une scène.)


Par contre, si on a envie d’une journée cocooning au salon où il regarde des films classiques, mon bureau devient mon portable et le divan, les chiens dans leurs lits, avec peut-être un peu de tricot ou de point de croix.


NL. Je ne sais même pas moi-même si j’écris à l’instinct ou si je planifie! Je dois être les deux, parce que j’ai fait beaucoup des deux au cours de l’écriture de Sept à la dérive. On dirait que plus je planifie, plus il y a de place pour l’improvisation et le remue-méninges à l’intérieur des contraintes du plan, et plus j’improvise, plus il y a de choses à planifier et à organiser après coup.


DLL. Et j’ai hâte de lire le résultat, Nicolas. Sept à la dérive va être épique!


J’espère que notre discussion a fait ressortir des enjeux et des réflexions utiles pour les personnes qui suivent ce chemin. Les questions et les commentaires sont les bienvenus! La quatrième partie, sur les concours d’écriture, s’en vient et clora la conversation de ce mois-ci sur la vie d’écriture avec Nicolas Lemieux.



Mini-série Spotlight (site de Darci, en anglais)


Mini-série d’entrevues croisées! (site de Nicolas)

(Partie 1 - Partie 2 - Partie 3 - Partie 4)

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