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1- D.L. Lewellyn : mini-série d’entrevues croisées!

21 sept. 2024
17 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 3 jours

(Partie 1 - Partie 2 - Partie 3 - Partie 4)


Première partie — Les défis de la réécriture

Allongé sur une plage avec un exemplaire imprimé d’Ursus Borealis, de l’autrice de fantasy D. L. Lewellyn.

Quand on a vécu une expérience mémorable, pourquoi ne pas la répéter?


C’est ce qui nous a poussés, D. L. Lewellyn et moi, à nous retrouver ce mois-ci, au fil d’un échange considérable de courriels, à nous lancer questions et réponses et à jaser — comme dans le bon vieux temps. Le résultat, c’est cette nouvelle entrevue croisée.


Une différence : notre conversation de l’an dernier était costaude, débordante de détails savoureux sur nos vies d’écriture, sur l’art d’écrire et sur la façon dont on rejoint notre lectorat potentiel… Celle de cette année est encore plus croustillante, et plus longue.


Il y a toujours plus à dire, alors nous avons décidé de diviser notre conversation en quatre parties. C’est maintenant officiellement une mini-série!


Voici aujourd’hui la première partie. C’est la plus imposante. (Les deuxième, troisième et quatrième parties sont un peu plus courtes.)


Nous publions toute la série simultanément sur nos deux sites.


D. L. Lewellyn. J’ai pris un mois de congé en août pour des obligations familiales, mais jaser avec un collègue de plume sur mon blogue m’a vraiment manqué. Quelle meilleure façon de m’y remettre que de prendre des nouvelles d’un bon ami? Nicolas est passé dans mon Spotlight en 2023, où nous avions fait une entrevue croisée super amusante. Cette année, on remet ça en faisant le point sur tout ce qui s’est passé depuis dans nos vies, en écriture et en autoédition. Vous trouverez l’autre face de notre discussion sur le site de Nicolas. Je parie que vous y glanerez quelques processus d’écriture, techniques et expériences qui vous parleront, et que vous emporterez en retournant à votre clavier ou à votre carnet!


Comment s’est passé ton été, Nicolas?


Nicolas Lemieux. C’est drôle que tu dises avoir pris une pause en août, Darci, parce que j’ai fait exactement la même chose! La pause était nécessaire, et ça m’a fait du bien d’alléger les inévitables pressions de vie, mais l’occasion d’échanger des idées sur notre écriture m’a manqué aussi. Maintenant que mon corps et mon esprit se sont un peu ressourcés et que j’ai de nouveau la tête pleine d’idées, je me sens prêt à retourner à mes projets créatifs. Cette conversation en est un, et j’ai tellement hâte de faire le point sur tout ce qui s’est passé dans nos vies créatives depuis notre dernière conversation. Attaquons-nous à ces grandes questions!



Faisons connaissance



D. L. Lewellyn est une autrice indépendante qui écrit de la romance fantasy dès qu’elle en a l’occasion. La passion de l’écriture l’a prise par surprise en 2021, après un été de lecture vorace provoquée par la pandémie, dans un nouveau genre favori : la romance paranormale. Sa plus récente publication est en prévente! Les Romances des Trois réunit trois envoûtantes novellas de romance MMF et un conte de fées pour adultes en prime. En plus d’autopublier ses romans, elle a vu ses histoires trouver leur place dans des anthologies, et beaucoup d’autres sont en chantier. Quiconque la connaît vous le dira : c’est une artisane touche-à-tout passionnée. Elle aime aussi bloguer, jaser avec d’autres plumes et d’autres artistes dans son Sunday Spotlight mensuel, et les soirées de cinéma classique avec son mari, ses chiens et un gros bol de maïs soufflé.

D. L. Lewellyn


D. L. Lewellyn est une autrice indépendante qui écrit de la romance fantasy dès qu’elle en a l’occasion. La passion de l’écriture l’a prise par surprise en 2021, après un été de lecture vorace provoquée par la pandémie, dans un nouveau genre favori : la romance paranormale.


Sa plus récente publication est en prévente! Les Romances des Trois réunit trois envoûtantes novellas de romance MMF et un conte de fées pour adultes en prime.

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En plus d’autopublier ses romans, elle a vu ses histoires trouver leur place dans des anthologies, et beaucoup d’autres sont en chantier. Quiconque la connaît vous le dira : c’est une artisane touche-à-tout passionnée.

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Elle aime aussi bloguer, jaser avec d’autres plumes et d’autres artistes dans son Sunday Spotlight mensuel, et les soirées de cinéma classique avec son mari, ses chiens et un gros bol de maïs soufflé.



Nicolas Lemieux vit à Montréal avec sa femme, Marie-Claude, dans un appartement au troisième étage qui donne sur une ruelle verte et intéressante. Même si le français est sa langue maternelle, il écrit principalement en anglais. Son genre de prédilection : la science-fiction. Nicolas dit : « Mon plaisir, c’est d’imaginer des mondes étonnants peuplés d’une palette bien tranchée de personnages excentriques et coriaces qui se retrouvent empêtrés dans toutes sortes de troubles qui ont du sens. Souvent drôle, parfois troublant, toujours palpitant. Je crois que chaque fois qu’on plonge dans un bon livre, on en ressort avec quelque chose de plus, parce qu’on y a gagné une nouvelle étincelle ardente qui nous accompagnera jusqu’à la fin des temps. » Nicolas vous invite à… « Osez la lecture qui décoiffe! Lisez ma nouvelle gratuite dès aujourd’hui : CRADLE. »

Nicolas Lemieux


Nicolas Lemieux vit à Montréal avec son épouse, Marie-Claude, dans un appartement au troisième étage qui donne sur une ruelle verte et intéressante. Même si le français est sa langue maternelle, il écrit principalement en anglais.


Son genre de prédilection : la science-fiction. Son plaisir, c’est d’imaginer des mondes étonnants peuplés d’une palette de personnages excentriques et coriaces qui se retrouvent empêtrés dans toutes sortes de situations problématiques et significatives.


Souvent drôle, parfois troublant, toujours palpitant. Il croit que chaque fois qu’on plonge dans un bon livre, on en ressort avec quelque chose de plus, parce qu’on y a gagné une nouvelle étincelle ardente qui nous accompagnera jusqu’à la fin des temps et nous aidera à éviter les pièges et les chutes qui auraient pu nous engloutir autrement. »


Nicolas vous invite à… oser la lecture qui décoiffe! Lisez sa nouvelle gratuite dès aujourd’hui : BERCEAU.




C’est parti


Réécritures et épuisement


DLL. J’ai tellement hâte de revenir sur nos faits saillants et nos apprentissages, Nicolas! Il y a tant de sujets fantastiques. Commençons par ce qu’on a appris en se lançant dans le processus de réécriture. Toi comme moi, on travaille sur des romans épiques depuis notre dernière discussion. J’ai vraiment eu l’impression que c’était un miracle, quelque chose à célébrer, quand j’ai enfin lancé en février le troisième tome de ma série de romance paranormale en trois volets. Toi, tu écris un space opera épique, Sept à la dérive.


On a parlé des façons dont tu as repensé des parties de ta structure et des éléments sur lesquels concentrer davantage ton attention, de la voix de tes personnages, toutes ces choses qui nous parlent plus fort pendant la réécriture, une fois qu’on connaît intimement chaque aspect de notre histoire. J’ai perdu le compte des réécritures de Tigris Vetus, et la version finale est radicalement différente du premier jet, écrit au début de mon parcours d’écriture, avant même que j’aie terminé le premier tome de la série, Ursus Borealis. Je dirais que ce n’est même plus du tout le même roman qu’à ses débuts.


Gotham Writers a partagé ces observations géniales et amusantes dans The 10 Revision Stages of a Novel (on a clairement besoin d’humour face à cette étape intimidante de l’écriture — Writers Write a partagé le mème).

J’ai lu récemment que réécrire plusieurs versions fait nécessairement partie du processus, qu’on aime ça ou non. Writers Write a publié sur son blogue cette liste réfléchie des pour et des contre : Why You Should Love Doing Rewrites (en anglais).


Gotham Writers a partagé ces observations géniales et amusantes dans The 10 Revision Stages of a Novel (en anglais; on a clairement besoin d’humour quand on fait face à cette étape intimidante de l’écriture — Writers Write a partagé le mème).


Nicolas, peux-tu nous dire où tu en es dans le processus et ce que tu en retiens? Qu’est-ce qui, ou qui, t’a permis de continuer et t’a motivé à peaufiner ton histoire? Quelle a été ta partie préférée du processus, et ta moins préférée?



NL. Merci de partager ces excellents articles sur la réécriture! C’est très intéressant de voir de nouvelles façons de recadrer notre vision de ces longues réécritures répétées. Bien sûr, il faut trouver des façons de faire de notre parcours d’écriture une expérience agréable. J’aime me dire que c’est beaucoup le voyage qui compte, pas seulement la destination. Il faut les deux, et si j’apprécie le voyage, il me semble logique que le lectorat soit plus susceptible d’apprécier le résultat.



Mon été


Voyons voir… Qu’est-ce qui s’est passé depuis la dernière fois?


Pendant l’automne et l’hiver, j’ai pris de la distance avec les réseaux sociaux et ma plateforme en général pour vraiment me concentrer sur la fin de ma deuxième version complète de Sept à la dérive. Pour faire une histoire courte (mais en vrai, elle est longue), c’était la énième version de l’histoire, mais seulement la deuxième version complète, une réécriture totale depuis le début.


Ça a pris beaucoup plus de temps que je n’aurais jamais pu l’imaginer. Mais ça valait la peine. Bien des passages sentaient vraiment bon. Plus j’avançais, plus je creusais, plus je m’approchais de la fin, plus c'était bon. En résumé, j’adore cette dernière partie de l’histoire et sa fin, qui m’ont pris tant de mois à terminer. J’ai vraiment l’impression que mon écriture s’améliorait au fur et à mesure, et l’histoire avec elle, à mesure que tous ses éléments convergeaient peu à peu et trouvaient leurs explications, leurs résolutions et leurs conclusions.


Somme toute, terminer cette réécriture complète de Sept à la dérive a été une aventure en soi. J’en suis fier, juste pour l’avoir fait, et je suis super content du résultat. Je ne peux que m’émerveiller : comment est-ce arrivé? Me voici avec cette belle histoire entre les mains. Wow.


Ce n’est pas fini pour autant, loin de là. D’abord, l’histoire n’est pas terminée. Des suites s’alignent dans la mémoire tampon de mon esprit — et certaines ont déjà des ébauches substantielles dans mes tiroirs. J’ai hâte de m’y consacrer.


Mais ce n’est pas fini non plus au sens où cette histoire-ci, Sept à la dérive, demande encore beaucoup d’attention de ma part. Elle ne sera pas terminée avant un bon bout de temps.


Alors voici ce à quoi je me suis consacré depuis que j’ai atteint la glorieuse fin de cette version…


Dans l’ensemble, l’histoire semble un peu déséquilibrée, si on regarde le nombre de mots de chacune de ses parties. La dernière partie — le troisième acte, ou le dénouement — dépasse les 99 000 mots. Wow. C’est plus long qu’un roman moyen. Pendant la rédaction, j’ai choisi de ne pas obséder sur la longueur des scènes, ni sur leur nombre. Tout ce qui comptait, c’était d’amener l’histoire au point où elle prenait le sens actif et palpitant qu’elle a maintenant. Je ne me vante pas, je parle avec mon cœur. Je pense vraiment qu’elle est aussi bonne, du moins à mon goût, ce qui était mon unique objectif quand j’ai commencé le projet il y a quelques années : écrire une histoire que j’aimerais lire moi-même. Mission accomplie.


Mais attendez, il reste ÉNORMÉMENT à faire. De gros défis, en fait.


Comment équilibrer la longueur relative des premier, deuxième et troisième actes?


Dès que j’ai atteint le mot « Fin », j’avais une liste d’actions en tête, toutes susceptibles d’aider à équilibrer l’histoire. Je ne pensais même pas encore à raccourcir mes scènes ou à couper. Il y aura un temps pour ça.


Pendant la rédaction, de nouvelles idées me sont venues. Ou des solutions à des problèmes découverts en chemin, ou des réponses à des questions que je n’avais pas encore élucidées. J’ai pris des notes. Des choses à changer ici et là (et ici aussi, et là, et toute cette section là, et cette scène ici, et cette motivation de personnage, etc.). J’ai pris beaucoup de notes, en fait. J’ai aussi vu des éléments qui gagneraient à être déplacés un peu. Une section entière qui se trouvait dans la deuxième partie, je la déplace maintenant dans la première. Une autre qui venait avant le point central, je vais l’utiliser plus près de la fin du deuxième acte. Et ainsi de suite.


Et puis, il y a beaucoup d’éléments de construction d’univers que j’ai volontairement laissés flous pendant la rédaction, avec l’intention claire d’y revenir une fois l’histoire écrite au complet, pour les étoffer et les utiliser de façon à rendre l’histoire plus claire et meilleure.


Il y a aussi beaucoup d’endroits où j’ai exposé des éléments de l’univers ou des bribes d’histoire passée de façon redondante, juste par souci de clarté pendant la rédaction. Je vais vouloir que certains de ces éléments s’infiltrent dans l’histoire plus tôt, et m’assurer que leur exposition est bien dosée — ce qui ne peut pas se faire, à mon avis, tant que l’histoire n’est pas écrite au complet et que je n’y vois pas plus clair, pour savoir ce qui va où, de la meilleure façon possible. En général, c’est la première partie — l’acte 1, ou l’accroche de départ (Beginning Hook) — qui demande le plus de remaniement pour commencer.


C’est donc ce que j’ai fait tout l’hiver et tout l’été, depuis la fin de cette longue réécriture complète.



À bout de souffle


Autre défi : en chemin, j’ai fini par saisir à quel point j’étais vraiment épuisé — et je le suis encore.


J’ai pris deux semaines de congé cet été. Une en juillet, l’autre au début de septembre — congé, même de mon gros projet d’écriture. C’est inhabituel pour moi. D’habitude, je redouble d’écriture chaque fois que je peux prendre congé de mon travail en TI.


Pas cette fois, par contre. J’en étais incapable. Surtout à la fin de l’été, en août, j’ai VRAIMENT senti que je devais prendre cette pause. En fait, jusqu’à ma semaine de vacances, la première semaine de septembre, j’ai arrêté de travailler sur Sept à la dérive pendant à peu près un mois complet. C’était la première fois en plus de 10 ans.


Je peux citer bien des raisons objectives à mon épuisement. Me retrouver soudainement sans coéquipier en 2019 dans mon poste en TI — dans mon rôle de DBA (administrateur de bases de données). Puis la pandémie. Puis le changement de rôle en 2021, de DBA à administrateur système/DevOps (un autre poste exigeant en TI, stimulant mais épuisant aussi, avec beaucoup d’apprentissage abrupt et sans fin, et des responsabilités assez stressantes). Aussi, une anxiété générale s’est accumulée en moi au cours des dernières années. Une bonne partie concernait la santé de mes parents, celle de ma compagne et la mienne, et ma confiance en moi dans ce travail en TI…


Moi, Nicolas Lemieux, en balade sur le fleuve Saint-Laurent à bord du voilier de mon frère.

Et aussi, ma confiance en moi par rapport à mes projets d’écriture. À mesure que mon projet prenait de plus en plus de temps, plus que je ne l’aurais pensé, plus que quiconque autour de moi ne l’aurait pensé… Aujourd’hui, j’apprécie le fait de ne pas hésiter à rester honnête et ouvert à ce sujet. C’est un énorme point positif à mes yeux; une clé pour être plus créatif, productif et heureux dans ma vie en général… Mais j’y reviendrai!


Bref, j’avais besoin de cette pause! J’avais besoin de sortir de la ville quelques jours, d’aller faire de la voile sur le bateau de mon frère sur le fleuve Saint-Laurent, de me baigner dans un lac, de regarder le lac, de lire, et de ne rien faire, tout simplement, pendant un moment… près de l’eau.


… Mais j’ai quand même réussi à faire beaucoup de choses stimulantes et constructives cet été.



Moi, Nicolas Lemieux, tenant mon exemplaire dédicacé de Drago Incendium, de D. L. Lewellyn

Ce que j’ai fait d’autre cet été


  • Le bon côté d’un été d’écriture au ralenti, c’est que j’en ai profité pour relancer un peu ma plateforme, rafraîchir mon site Web, régler toutes sortes de petits détails et améliorer peu à peu son design, même si je n’ai pas de plan précis pour ça.

  • En fait, j’ai publié ÉNORMÉMENT! J’ai exploré un contenu plus personnel dans mon infolettre et sur les réseaux sociaux en général, comme une façon de m’exercer à prendre plus de place dans le monde, et je me sens bien avec ça. (Je vous en reparle plus loin. Surveillez mon passage sur le Garbage Post Challenge de Simone Seol.)

  • Alors je suis maintenant un peu plus fier de ma plateforme dans l’ensemble, et beaucoup moins gêné par ce que je publie, ce que j’écris et les morceaux de moi que je montre au monde. En plus, j’ai découvert que j’aime porter des chapeaux.

Votre humble serviteur, Nicolas Lemieux, allongé sur une plage avec un exemplaire d’Ursus Borealis, de D. L. Lewellyn
Nicolas Lemieux, auteur de science-fiction, montrant mes, euh, ses exemplaires imprimés de la trilogie The Starlight Chronicles, de D. L. Lewellyn
  • J’ai fait un autre Writing Battle. Quel bonheur! (J’en reparle plus bas, évidemment.)

  • Je me suis procuré des exemplaires imprimés de ta trilogie The Starlight Chronicles — j’ai même reçu un exemplaire dédicacé de Drago Incendium! Je suis plongé dans Ursus Borealis en ce moment, et j’adore…




Simone Grace Seol


L’un des grands moments de mon printemps et de mon été 2024, ç’a été de découvrir le travail de Simone Grace Seol.


J’ai été captivé dès que je suis tombé sur son contenu Instagram, et j’ai vite enchaîné avec son nouveau balado, My Notes, et son autre balado, plus ancien, I Am Your Korean Mom. (À ne pas manquer: son nouveau balado, Liberatory Business). J’ai raté de justesse son cours de mai, Writing With The Sword, mais je me suis inscrit à ses cours en ligne Cold Pitch Magic et How to Write Specific Copy. Je suis maintenant son cours gratuit, The Simone Starter Pack: Marketing Essentials.


On dirait que c’est juste du marketing, et ça l’est… mais pas vraiment. Autrement dit, on pourrait dire que tout dans la vie est une sorte de marketing, jusqu’à un certain point. Ou mieux encore, remplacez simplement le mot « marketing » par « expression », « créativité » ou « écriture »… et voilà. C’est la véritable essence du travail et de la philosophie de Simone Grace Seol.


C’est le genre de truc qui change une vie, les ami.e.s! Ça vous retourne le cerveau. Moi, il m'en faut toujours plus. Ça me remplit d’espoir, d’énergie, d’amour pour moi-même, de confiance, de liberté, et ça me fait déborder d’idées.


Ce qu’elle dit est universel. Ses conseils et ses réflexions peuvent s’appliquer à N’IMPORTE QUOI — à n’importe quel projet, vraiment. Ils s’appliquent certainement à tout type d’écriture, et pas seulement à la rédaction publicitaire. Comme je disais, c’est loin d’être seulement une question de marketing.


Parce que ce n’est pas une affaire de détails techniques précis. Pour ça, j’ai déjà quantité de merveilleuses ressources de mentorat, généreuses et utiles.


Elle a fait des millions (sans blague!) en parlant de faire son affaire et de s’en sentir bien. Imaginez : écrire. Librement. Faire connaître son travail. Facilement. Vivre. Avec amour. Tout ça avec tout votre être aligné sur votre propre vérité et vos propres valeurs. Sans flafla. De votre vérité intérieure et de ce que vous en faites, jusqu’à la façon dont vous vous présentez pour faire votre travail, dont vous en parlez aux autres, le présentez et le faites connaître au monde.


Simone Seol balaie tout un tas d’idées reçues et de pratiques douteuses! Elle vous aidera à enlever le malaise de l’acte d’écrire, en disant des choses comme, et je cite…


- « Appréciez les gens à qui vous écrivez. »

- « La constance est un produit de la dopamine. »

- « L’écriture (la rédaction publicitaire), c’est d’abord une question de sécurité. »

- « La bonne écriture ne s’élargit pas. Elle se resserre. C’est un zoom extrême de l’imagination. »

- « Personne n’a réglé tous ses problème et mis toute sa vie en ordre. »

- « Votre écriture (votre texte publicitaire) diffuse-t-elle de la peur? »

- « Et si vous aviez plusieurs passions? »

- « Les gens veulent tomber en amour avec quelqu’un comme vous. »

- « Comment créer une urgence éthique. »

- « Les spécialistes ont l’obsession du savoir et des connaissances. Leur désir, c’est de vous transmettre leurs connaissances. Personne n’a plus peur de ne pas savoir. »

- « Ça me brise le cœur, parce qu’on passe à côté de belles occasions d’apprendre et de créer des liens quand on attend de savoir les choses. »


Ça ne vous emballe pas encore? Allez voir son travail!



Le Garbage Post Challenge


Vous saurez tout à ce sujet grâce à cet épisode (en anglais) du balado de Simone Grace Seol et à cette page (en anglais).


Voici ma compréhension et mon expérience personnelles du GPC :

C’est TELLEMENT simple. Il suffit de publier cent fois en 30 jours.


C’est tout.


Nombre minimum de mots par publication : 2


Maximum : autant que vous voulez


Plateforme : ce qui vous allume. Ça peut être les réseaux sociaux, votre infolettre, des commentaires sur les publications des autres, etc. (Pas besoin de compliquer ça plus qu’il ne faut!)


Il ne s’agit même pas d’élargir votre public, ni de le faire grandir, ni même de bâtir votre liste d’envoi. Il ne s’agit pas de vendre quoi que ce soit. Il ne s’agit pas de parader, de convertir qui que ce soit à quoi que ce soit, ni de pousser qui que ce soit à faire quoi que ce soit.


Non.


C’est une pratique. Une pratique simple. Il s’agit d’apprendre à prendre de la place dans le monde et à s’y sentir à l’aise. De revendiquer son droit d’exister, de prendre la parole, de se montrer sans fard, de créer ce qu’on veut, ou de dire juste deux mots, peu importe, librement, quand l’envie nous prend. De découvrir à quel point c’est facile de prendre de la place dans le monde, et accessible, et combien de possibilités on a au bout des doigts, tout le temps, tout autour de nous, en nous et hors de nous.


Il s’agit d’apprendre à vraiment croire qu’on a une voix. De terrasser notre perfectionnisme et de prendre la parole, ou simplement de montrer au monde qui on est malgré lui. D’oser exister, même aux yeux de la critique imaginaire, des langues sales et des fausses amitiés. De réaliser que ça n’a aucune importance si on a fait une coquille ou une erreur; si on a dit quelque chose qui se lit bizarrement ou sonne bizarre, ou avec quoi on n’est même pas d’accord. On peut toujours corriger, remplacer, réajuster, en dire plus, se contredire… ou simplement laisser les choses se noyer sous des piles d’autres choses qu’on publie. De comprendre que les gens ne s’en soucient pas autant qu’on le croit, qu’on a plus de liberté qu’on le pense, et surtout, que les gens vont s’habituer à nous voir davantage. Les gens vont compter sur notre présence, avec plus de pixels sur leur écran. Ce qui leur plaît, ça leur plaira; le reste, ça glissera.


La plupart des gens dont on craint le jugement ou les remarques ne verront même pas ce qu’on publie. Mais les personnes qui nous ressemblent davantage, qui partagent nos goûts et nos pensées, qui vibrent comme nous ou qui aspirent à le faire — les seules qui comptent vraiment, en fin de compte —, vont apprécier, aimer et suivre, et ensuite, elles seront toujours à l’affût de ce qu’on publie, sans attaches, et peu importe qu’on publie trois fois par jour ou trois fois par semaine, ou par mois.


Quand on réalise à quel point ça peut être amusant, on a envie de continuer, à un degré qu’on choisit soi-même et pour soi-même, et ça nous aide à bâtir, lentement et graduellement, mais sûrement, de nombreuses relations durables.


Avec le temps, quelque chose finit forcément par arriver. Des gens vont s’abonner à nos listes d’envoi, lire notre travail, acheter nos livres et les autres contenus qu’on publie, et toutes les offres, grandes et petites, qu’on conçoit pour ce monde-là. Des gens vont parler de notre travail à leur entourage. Peu importe ce qu’on bâtit, et aussi lentement que ça puisse démarrer, si on persévère à long terme, ça fera boule de neige avec le temps et ça prendra de l’élan. C’est ça, une plateforme, notre plateforme, à notre disposition.


Mais ce n’est même pas le meilleur.


En chemin, des amitiés naissent. On se retrouve à s’amuser dans des projets collaboratifs. Les idées affluent. On se voit ouvrir une infinité de portes et offrer toutes sortes d’avenues à explorer à notre guise.


Ça vous allume?


Je vois que je me suis un peu emporté. J'ai tu digressé? J’espère que ça valait la peine!


Ce que j’ai fini par publier comme « garbage posts »

Photo ridiculement belle d’une fleur rouge

Des photos de mes promenades dans le quartier : des fleurs, de petites surprises, des égoportraits. Des partages d’excellents billets de blogue d’autres plumes, présentés en quelques mots, ou en disant ce que j’aime dans ce qu’elles écrivent. Dire aux gens que j’apprécie leur travail, et pourquoi. Montrer des bouts de mon écriture. (Comme sur Instagram: ici, ici, ici, ici et ici.) Parler d’aspects de mon histoire, comme ici.


Incroyable photo d’une branche tombée qui enlace une lanterne brisée dans un parc de Montréal après l’ouragan Debby

Tout est permis, vraiment. Deux mots minimum. Ce n’est rien. Une image d’un bouquet de fleurs colorées, puis « Allô toi! » — ça compte comme une publication, parce que c’est vraiment moi qui prends de la place, qui existe en ligne simplement en me pointant avec quelque chose de beau. Et pourquoi ne pas improviser un petit poème, ou un bout de prose, juste pour le plaisir? Ou revenir sur des sujets que j’ai à peine effleurés par le passé; les développer, un à la fois. Voilà une source d’idées considérable, juste là!


Photo rêveuse d’une fontaine au carré Saint-Louis, à Montréal, avec des fleurs orange et une lumière magnifique
Photo rêveuse d’une fontaine au carré Saint-Louis, à Montréal, avec des fleurs orange et une lumière magnifique

Je veux prendre davantage en note mes pensées et mes idées de tous les jours, grandes et petites, et surtout, mes questions. Je pense que les questions sont généralement plus intéressantes que les réponses; ce sont des portes vers d’innombrables avenues à explorer plus tard. Je vais continuer les pages du matin de Julia Cameron, même si ce n’est pas tous les jours. Vous n’en reviendriez pas du nombre d’idées qui se retrouvent prises au filet de ces pages.


Photo intrigante de fleurs blanches, et… surprise! Super Mario file à moto parmi les arbustes du jardin.

Ensuite, il suffit de prendre quelques minutes ici et là. Publication. Reel. Story. Partage. Buffer vers les réseaux. Souvent, ces petites publications peuvent faire d’excellentes infolettres, que je peux transformer en excellents billets de blogue. Puis je peux en reparler en publication. Simple. Léger. Rapide… Et on recommence!


Excellente image digne d’un concours : une capucine orange, savamment encadrée de feuillage vert

Si vous regardez vos réseaux sociaux, vous faites peut-être déjà le Garbage Post Challenge : trois publications par jour en moyenne, plus dix, sur 30 jours. Pas de quoi en faire un plat. Facile et amusant. Vous pouvez publier quinze fois une journée, puis ne rien faire pendant un moment. C’est entièrement à vous de voir.


C’est moi, Nicolas, souriant sous mon chapeau Tilley blanc.

Et n’oubliez pas : Vive l’imperfection. À bas le perfectionnisme!


DLL. Merci mille fois d’avoir partagé ces formidables parcours estivaux, Nicolas. Je sais que les gens voudront découvrir Simone Grace Seol. C’est tellement génial de sentir ton enthousiasme et ton énergie. Tu étais déjà si généreux de ton temps et de ton soutien avant de te lancer dans cette expérience d’apprentissage et de croissance. C’est super encourageant de voir comment tu as composé avec l’épuisement. J’apprécie ton contenu renouvelé et je profite de tous tes partages et de la joie qui vient avec. On reparlera du rayonnement, des infolettres et des concours Writing Battle dans les trois prochaines parties… Et laisse-moi te redire à quel point ça a fait mon bonheur quand j’ai découvert que tu avais acheté mes livres en format papier. J’adore les voir circuler dans la nature! Superbes photos.


Parlant d’encouragement, de soutien et de mentorat formidable! Merci, Nicolas.


NL. Ça me fait plaisir, Darci. Merci à toi aussi pour ta contribution inestimable, et d’avoir mené cette première partie de notre conversation. J’ai hâte de te poser d’autres questions, par contre! On a encore beaucoup de rattrapage à faire.


Voilà qui conclut la première partie de notre mini-série d’entrevues croisées de septembre 2024!


Dans la deuxième partie, vous aurez droit à notre façon d’aborder le rayonnement auprès du lectorat, et à quelques confessions plus profondes. Nous aborderons aussi certains aspects de l’art d’écrire, et les genres de prédilection de Darci.


Restez à l’affût!



Mini-série Spotlight (site de Darci, en anglais)


Mini-série d’entrevues croisées! (site de Nicolas)

(Partie 1 - Partie 2 - Partie 3 - Partie 4)

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